Roger Legeay, manageur du Crédit Agricole, a réagi avec inquiétude à la décision des organisateurs du Giro de ne pas retenir sa formation. « Que voulez-vous que j'y fasse ? Les organisateurs du Giro sont libres de choisir leur plateau et ils ont estimé que leur épreuve serait meilleure sans notre participation. Cela pose question pour l'avenir. C'est l'incertitude totale. Il va falloir revoir le programme des coureurs qui sont les premières victimes . Nous avions bâti un effectif de 28 coureurs dans la perspective de disputer les trois grands tours. A l'avenir, certaines équipes devront sans doute en revenir à des effectifs de vingt coureurs ».
Le Français n'a pas été le seul à s'exprimer, puisque, par le biais de son porte-parole Philippe Maertens, l'équipe Astana explique qu'« il n'y a pas de quoi sourire. Nous sommes stupéfaits. Johan Bruyneel (manageur général) tente de joindre le directeur de l'épreuve afin de connaître la raison de cette décision ». Malgré les affaires de dopage qui ont secoué Astana l'été dernier, Maertens affirme ne pas voir « de logique à cette exclusion vu que notre équipe est parfaitement en ordre sur tous les plans. Je ne crois pas qu'il existe une équipe qui pratique autant de contrôle (antidopage) interne que chez nous ». (Avec AFP)


