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Foot - Bleus Pires : « C'est fini pour moi »

ven 01 fév, 11h06


C'est sur les Ramblas de Barcelone que Robert Pires a appris sa non-sélection pour le match Espagne-France. Assis devant un café, jeudi midi, Pires attendait de rejoindre le Camp Nou pour jouer un quart de finale retour de la Coupe du roi (qu'il perdrait finalement sur un but unique de son copain Thierry Henry, 0-0 et 1-0). « Je ne suis pas retenu ? Ça vous étonne ? Moi pas. A 34 ans, on est lucide ». Dix-sept fois titulaire en vingt et une journées de Liga, deux fois buteur et auteur d'un excellent début de saison, Robert Pires pouvait pourtant croire en sa sélection face à l'Espagne. Celle de la dernière chance avant l'Euro 2008 ? « Ma dernière chance s'est évaporée voilà déjà trois ans, après ce clash, entre guillemets, que j'avais eu avec le sélectionneur. J'avais dit ce que je ressentais. Il n'avait pas apprécié .»

Pires a retrouvé la forme. Un exploit après six mois de convalescence pour cause de rupture du ligament croisé antérieur au genou. Une blessure provoquée dès son premier match de préparation avec Villarreal, en juin 2006. Déjà privé de la Coupe monde 2002 pour une blessure analogue, l'ancien Messin est catégorique : « L'Euro 2008 ? Je le verrai à la télé. Les Bleus c'est fini pour moi. Je reste disponible pour la sélection. Mais je suis lucide. J'aurai beau être bon, faire une excellente saison, marquer vingt buts... Tant que Raymond (Domenech) sera là, impossible. Pourquoi ? Je ne sais pas. C'est à lui qu'il faut poser la question. Moi, j'ai tenté de le faire, un jour à Paris. Il m'avait alors demandé deux choses : être bon et performant sur le terrain. Aujourd'hui, je réponds à ces deux critères. Mais je ne suis pas rappelé. C'est clair non ? »

Revenir en France ? « Pourquoi pas ! »

Cette décision, le champion du monde 1998 l'accepte sans polémiquer, préférant se concentrer sur son avenir. « Est-ce que j'en veux au sélectionneur ? A un moment, oui je lui en ai voulu. Les Bleus représentaient tellement pour moi. Mais plus maintenant. Je ne suis pas rancunier. Il (Domenech) fait ses choix. Il faut les respecter. Moi, je m'occupe d'être le meilleur possible avec Villarreal. Je suis heureux de ce que je réalise ici. Dans six mois, mon contrat prend fin. Il me reste une ou deux années de carrière. Si je ne prolonge pas avec le sous-marin jaune je suis prêt pour un nouveau défi. En France ? Pourquoi pas ! » - Frédéric TRAÏNI à Barcelone