Menés avec efficacité, les 32es de finale de la Coupe de France avaient montré, il y a un mois, que les clubs de l'élite semblaient prêts à honorer le 90e anniversaire du trophée avec une application accrue. Les seizièmes de finale, ce week-end, confirmeront ou non cette tendance, même si le tirage n'a pas fait dans la nuance. Il y aura soit des duels rapprochés (quatre affiches entre clubs de L1, deux L1-L2), soit des rencontres archi-déséquilibrées. Ainsi le Paris-SG et Lille , ce samedi, n'ont qu'une seule façon d'éviter une catastrophe : franchir l'obstacle du Poiré-sur-Vie (CFA2, à 18h00) et Lyon-la-Duchère (CFA2, à 17h00). Méfiance : le LOSC avait été difficile à regarder au tour précédent contre Avion, club de DH (3-0). Dimanche, Nancy à Carquefou (CFA2), et Lyon, sur la pelouse de Croix-de-Savoie, oeuvreront aussi pour un splendide anonymat.
En attendant le choc Marseille - Monaco (dimanche aussi), la curiosité viendra de Bordeaux , où les Girondins accueilleront Le Mans (20h45) deux semaines après y avoir gagné, en championnat, un certain crédit dans la course au titre (2-1). Le Mans doit encore composer avec de nombreuses absences-clef (CAN, blessures), mais sans pression malsaine : ce type de soirée est taillé sur mesure pour offrir du temps de jeu à ses jeunes joueurs. Bordeaux, en revanche, qui était au bout du rouleau il y a semaine à Lorient (1-0), espère donner quelques gages de bonne forme. Après tout, l'équipe du président Blanc a vocation à « tout gagner »... Les Merlus, de leur côté, espèrent profiter de l'entre-deux dans lequel se trouve Rennes , bien décevant le week-end dernier à Metz (1-1), pour prolonger en Coupe de France sa très bonne série à domicile (cinq consécutives). Sedan - Nantes (17h00) aurait été une affiche de L1 l'an passé. C'est cette fois un choc L2-L2. C'est aussi une ''belle'' après la finale de 1999 et le quart de la saison dernière, gagnés tous les deux par Nantes.
Les clubs de L2 pourraient d'ailleurs, s'ils saisissent quelques opportunités, tirer la couverture à eux ce week-end. Equipe surprise du championnat, quoi qu'en perte de vitesse (trois matches sans marquer), Angers hausserait encore sa réputation en réalisant un coup devant Nice (4e en L1, match à 20h00). Bastia , plus en forme, sait que son aîné Auxerre est fragile actuellement (20h00). Et le Montpellier de Louis Nicollin, amoureux de la Coupe depuis toujours, se délecte d'avance de son match sur la pelouse du tenant du titre Sochaux (17h00). Les équipes qui courent le risque de l'humiliation sont Amiens , programmé contre un club de CFA, le GFCO Ajaccio (20h00), et plus encore Niort , qui vient de se séparer de son entraîneur Jacky Bonnevay. A Arles (National), les Chamois penseront certainement davantage au calendrier dément qui l'attend en L2... Dijon sent forcément le piège sur la pelouse du Paris FC (National). Les joueurs de Jean-Guy Wallemme avaient réalisé l'exploit du tour précédent à Toulouse (2-1). Le PFC chercher la lumière depuis une demi-finale en 1980. L'histoire de la Coupe est faite d'improbables épopées. - Cé. Ro.


