Le Mans Series - Ortelli : "Vivant !"

Eurosport - jeu, 01 mai 18:49:00 2008

"J'ai juste espéré rester en vie", confie Stéphane Ortelli (Oreca), auteur d'une folle cabriole en Le Mans Series à Monza, dimanche.

2008 Le Mans Series Monza Oreca Ortelli - 0

Stéphane Ortelli a donné sa première interview mercredi, après le terrible accident dont il a été victime dimanche à Monza, en Italie, lors de la deuxième manche de Le Mans Series. Au freinage du premier virage, l'Oreca avait échappée à son contrôle, effectuant plusieurs tonneaux pour s'immobiliser contre un rail, environ 80 mètres plus loin.

"J'ai eu le temps de voir le temps passer en l'air, ce n'était pas très désagréable mais très long, et j'ai compris que ça allait être compliqué à la redescente", a expliqué le Monégasque mercredi, à chaîne Monaco Info. "Je suis content de ne pas avoir touchée la voiture (ndlr : l'Audi d'Allan Mc Nish) sur laquelle j'aurais peut-être pu retomber. Ça paraît très court à l'image mais c'est très long car ça n'a pas arrêté de tourner. Le choc a été violent. Je m'en sors avec une fracture de la cheville (ndlr : droite). C'est génial, je suis content de n'avoir que ça".

"Ce qui est très bien en sport auto, c'est que la sécurité évolue toujours. (sur le moment) J'ai juste espéré rester en vie. Il n'y a pas eu de dépit ou d'angoisse", a encore confié le vainqueur des 24 Heures du Mans 1998 (Porsche).

Une fois l'épave de son prototype arrêtée, il a pu prendre conscience de la situation et se rassurer au plus vite, ainsi que ses proches. "J'ai essayé de bouger", se souvient-il. "Même si je n'arrivai pas à bouger les jambes, j'ai vu que le haut du corps était plus ou moins nickel et que je parvenais à faire signe à mes parents, qui étaient sur la course, et aux gens que j'aime, que ça allait, que j'étais vivant. C'était déjà beaucoup".

L'expérimenté pilote de 38 ans espère se remettre assez vite de son accident, autant physiquement que psychologiquement. C'est pourquoi il va éviter pendant quelques jours toute résurgence de cet effrayant souvenir. "Je n'ai pas envie de revoir les images, je n'ai pas envie de mes charger d'images négatives. Je ne regarde donc pas trop la télé en ce moment. Mes blessures ne sont pas grand-chose par rapport à l'accident".

Stéphane VRIGNAUD / Eurosport