Qualif. Euro 2008 - A droite, c'est Clerc !
Eurosport -
ven, 01 juin 19:32:00 2007
Qualif. Euro 2008 - En l'absence de Willy Sagnol, François Clerc tient une nouvelle chance se s'affirmer encore un peu plus en équipe de France. Le Lyonnais, qui évoluait encore en CFA il y a un an et demi, tient la corde à droite derrière l'indiscutable défenseur du Bayern Munich. A droite, Clerc monte en puissance...
Le forfait de Willy Sagnol offre une chance à François Clerc, son très probable remplaçant au poste d'arrière droit, de creuser son sillon en équipe de France, lui qui jouait en CFA voilà un an et demi et se prépare à défier l'Ukraine, samedi, sur la route de l'Euro-2008. "C'est vrai que, comme Willy n'est pas là, il y a peut-être une chance que je débute, le sélectionneur décidera", annonce d'abord le Lyonnais, avant de s'affirmer un peu plus: "Mais je me suis plus préparé que d'habitude à jouer d'entrée".
Ses quatre premiers matches en Bleu, tous joués cette saison, amorcent sa montée en puissance. Douze minutes contre les inoffensifs Féroïens pour découvrir (5-0 le 11 octobre), puis deux entrées à la mi-temps au relais de Sagnol contre la Grèce (1-0) puis l'Argentine (0-1), et enfin une titularisation contre l'Autriche (1-0). Il semble aussi prendre l'ascendant sur son concurrent, Anthony Réveillère, à l'OL et comme suppléant de Sagnol en sélection. Bref, Clerc, 24 ans, n'est plus le petit nouveau dans une liste des 23, où six joueurs comptent moins de sélections que lui.
"Moi qui arrive un peu de nulle part"
Appelé dans le groupe pour la première fois en février 2006 contre la Slovaquie, à la surprise générale (il n'avait joué que quelques matches de L1), François Clerc reconnaît, derrière ses yeux bleus, que "si, forcément, au début on est un peu timide, on est content d'être là. Puis, quand on y va plus souvent, on se dit: Pourquoi ne pas jouer?" Aujourd'hui, il admet, à demi-mot, qu'il a appris à "s'imposer", lui qui n'est "pas du genre très expressif". "Je ne suis pas trop chambreur, il y en a de plus forts que moi à ce jeu, mais j'essaie un peu", sourit-il. "L'important, c'est d'être capable de se relibérer. La première fois, surtout moi qui arrive un peu de nulle part (il était pilier de la CFA au début de la saison 2005-06), on joue libéré. L'année de la confirmation, c'est plus difficile".
Mais Clerc s'en sort plutôt bien, avec ses 192 minutes en Bleu. Fort de l'assurance que peuvent lui donner ces convocations à répétition, il lance presque comme un cadre qu'il ne "faut pas se faire une montagne" du risque de fatigue et de démobilisation propres à ces matches de juin, alors que la saison est terminée en Europe de l'Ouest, mais pas en Ukraine. Pas inquiet pour son état de forme, il a participé "à deux séances physiques supplémentaires par semaine depuis que l'OL est champion (le 21 avril)" avec Robert Duverne, préparateur physique de Lyon détaché auprès des Bleus.
S'imposer derrière Sagnol
Il ne s'affole pas non plus pour savoir comment se mettre en condition psychologique pour ces matches d'extrême fin de saison, et évacue le problème d'un "il n'y a pas de recette" de vieux briscard. Clerc parle déjà du match contre les Ukrainiens et de leurs "attaques latérales". Il sait qu'il faudra d'abord se concentrer sur les tâches défensives et "faire le moins d'erreurs possibles". Il reconnaît sans démagogie que, face à l'Ukraine puis la Géorgie (le 6 juin à Auxerre), il y a "plus d'enjeu que contre l'Autriche", le dernier match de l'équipe de France, avec Clerc, et sait qu'il sera très observé. Derrière l'inamovible Sagnol, il peut dessiner à ses couleurs la hiérarchie des arrières droits.
A ce poste, Pascal Chimbonda, la surprise du chef de Raymond Domenech sur la liste des 23 du Mondial-2006, n'a plus été rappelé. "C'est vrai que j'étais convoqué pour le dernier match amical avant la liste (Slovaquie), puis pour le premier après la Coupe du monde (en Bosnie - il n'avait pas joué non plus), on se dit que j'aurais pu y aller, ose-t-il. Mais c'est du passé..." L'avenir de la France, à droite, passe par Clerc.