PARIS (AFP) - Joueurs, patrons de clubs et dirigeants de ligues se sont réunis mardi à Paris pour lancer officiellement le "Dialogue social du football européen", amorce d'une future charte du métier, en présence de deux commissaires de l'UE et de membres de l'UEFA.
Des représentants de la FIFPro (syndicat international des joueurs), de l'ECA (association regroupant 103 des plus grands clubs européens, successeur de l'ex-G14) et de l'EPFL (fédérant 17 des plus puissantes ligues du continent) ont signé dans les salons de l'hôtel Lutetia un document définissant les conditions du dialogue social, en présence de Gianni Infantino, secrétaire général adjoint de l'UEFA.
Vladimir Spidla, commissaire européen chargé de l'emploi et des affaires sociales, et Jan Figel, commissaire à l'éducation et à la jeunesse, ont également participé au lancement officiel du dialogue social.
"Le but, c'est que la profession soit mieux structurée", a expliqué à l'AFP Philippe Piat, président du syndicat des joueurs français (UNFP) et chef de la section Europe de la FIFPro (syndicat mondial). Cela permettra d'éviter des procédures judiciaires puisque les règles découleraient d'accords conjoints".
"Les footballeurs comptent parmi les professionnels les plus mobiles d'Europe, a noté M. Spidla, aussi ce dialogue social contribuera-t-il à régler les questions qui sont tout simplement impossibles à résoudre sur le plan national. J'incite à présent les autres partenaires sociaux du secteur du sport à suivre ce très bon exemple."
"C'est la première fois que les diverses parties prenantes se réunissent avec la commission pour discuter la question du travail", s'est félicité M. Figel.
Après six ans de travaux pour poser les bases du dialogue social, les premières discussions, qui pourraient s'étaler sur deux années, selon M. Piat, doivent porter sur les contrats des joueurs pour créer des contrats standard et mettre en place des minima sociaux.
"L'évolution passe par le dialogue, a noté Jean-Michel Aulas, qui voit dans la FIFPro "un interlocuteur responsable". Ce dialogue social est "une chance pour le football, a ajouté le président de l'Olympique Lyonnais. Aucun loisir moderne ne peut fonctionner sans paritarisme".
M. Thiriez, également président de la Ligue française (LFP), s'est lui aussi félicité des "progrès du dialogue social".
"Ce 1er juillet est une date symboliquement historique puisque le jour où la France prend la présidence de l'Europe s'ouvre le dialogue social européen au niveau du football, a ajouté M. Thiriez. Alors que le président de la République (Nicolas Sarkozy) souhaite comme, il l'a déclaré, rapprocher l'Europe des citoyens, voilà une contribution concrète des dirigeants du football".

AFP/Roni Rekomaaagrandir la photo
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