Principal rival de Lyon pour le titre la saison dernière et candidat à la première place l’an prochain, Bordeaux a repris dans un calme… bordelais. Avec seulement deux recrues : Gourcuff et Gouffran.
Ah la langoureuse quiétude bordelaise… On ne change pas les bonnes habitudes. Bordeaux la tranquille. Bordeaux la bourgeoise. Une formation girondine qui n’a pas envie de revivre des moments difficiles comme lors du transfert de Sylvain Wiltord dont le feuilleton précédant un départ à Arsenal avait agacé. Alors Bordeaux avance à pas de loups sur ce marché estival, recherchant l’ombre plutôt que le soleil. Après avoir réussi à faire passer l’amère pilule de l’éviction du fidèle Jemmali et de la star Johan Micoud à la veille de la dernière journée de L1, Bordeaux a réussi à attirer sans faire de bruit deux des joueurs français les plus prometteurs : Yoann Gourcuff et Yoan Gouffran. Le tout sans effrayer le chaland qui ronronne paisiblement sous le chaud soleil d’un juillet ensoleillé.
Un Yoann Gourcuff qui tentera de montrer que son talent brut révélé à Rennes a été bonifié par un passage au Milan AC, où il a pu apprendre plus qu’il n’a joué. Garçon élégant et capable de mener le jeu comme Micoud qu’il remplace, Gourcuff ne sera pas du genre à faire des vagues. Personnage poli et respectueux, il saura s’adapter aux méthodes de Laurent Blanc qui a eu la bonne idée de longuement converser avec Christian Gourcuff, papa et conseiller avisé de Yoann, avant de le faire venir. Aux côtés de Gourcuff, Bordeaux aura des arguments au milieu de terrain avec un Alou Diarra qui aura envie de démontrer qu’il avait sa place à l’Euro et un Fernando Menegazzo qui peut s’installer définitivement en sélection brésilienne grâce à un beau parcours européen. Le tout sans oublier la montée en puissance de Pierre Ducasse.
Il y aura aussi à droite un Yoan Gouffran qui peut exploser cette saison dans un contexte sans doute idéal pour celui qui craignait la trop grande pression du PSG. « Yo » voulait de la stabilité, il sera servi. En concurrence avec Alonso sur le côté droit, il devra monter en régime et prouver que les grands clubs européens ont raison de garder un œil sur sa progression. Enfin, à gauche, le mystère plane quant à l’avenir d’un Wendel auréolé par son excellente saison. Dans les colonnes de France-Football, le Brésilien utilise une vieille ficelle pour obtenir une rallonge salariale en martelant son amour pour le club alors qu’il menace poliment de partir vers d’autres cieux. Mais même ces déclarations ne suscitent pas de remous sur la Garonne. C’est à peine si on pourrait y observer un mascaret. Alors une tempête… Ici, c’est Bordeaux !
Olivier DE LOS BUEIS

agrandir la photo

Veuillez vous connecter pour laisser un commentaire
Pas encore utilisateur Yahoo! ? Inscrivez-vous maintenant pour ouvrir un compte gratuitement