Vencelas Dabaya : « C'est une discipline qu'il faut commencer très jeune. Certains débutent vers dix-huit ou dix-neuf ans, mais c'est déjà trop tard. Il y a plus de chance de sortir un champion s'il a commencé à onze ou douze ans en pesant quarante ou quarante-cinq kilos. On a plus de chance à lui apprendre quelque chose. Il sera à un âge où il écoutera et où il aura envie de progresser. Et comme il est en pleine croissance, il pourra développer toutes les qualités demandées chez un haltérophile : la souplesse, la vitesse et l'agilité. Mais le plus important, c'est surtout la coordination avec ses trois mouvements. La force, contrairement à ce que tout le monde pense, n'est qu'une petite composante dans la discipline. Ainsi quelqu'un de costaud ne sera pas forcément souple. Et si on n'est pas souple, on en peut prétendre à rien. Ce n'est que quand on arrive à un certain niveau dans sa carrière qu'il faut faire appel à la force pour pouvoir passer un cap. »
V.D. : « C'est un mouvement explosif qui consiste à prendre la barre au sol et à la monter au-dessus de sa tête. Cela demande de l'agilité, un bon placement, de la concentration, de la vitesse et une bonne réaction en dessous de la charge. Dans le découpage de l'arraché, on monte, on monte puis on se baisse, on remonte et il y a la chute. L'effort le plus important à fournir se produit quand la barre est au niveau des jambes. Quand nous sommes accroupis, ce n'est pas là que nous souffrons le plus. »
V.D. : « Ça se découpe en deux mouvements. Il y a tout d'abord l'épaulé où on prend la barre pour la poser à hauteur de ses épaules. Il faut être vif afin d'imposer à la barre une vitesse, là aussi pour avoir une bonne réaction « en dessous ». Il faut être souple au niveau des épaules et des chevilles et avoir une bonne maîtrise de soi. On reste quand même trente secondes avec la barre au niveau des épaules. Puis il faut ensuite la propulser et c'est là qu'il y a de nombreux échecs. Il faut être solide sur ses jambes et réaliser une bonne fente ( NDLR : l'écart réalisé au niveau des jambes lorsque la charge est soulevée ). »
Lionel Gondran : « Chaque haltérophile a droit à trois essais à l'arraché et à l'épaulé-jeté. Avant le début d'un concours, il y a une liste avec les barres disputées par tous les concurrents. On a le droit de réajuster notre choix à deux reprises que ce soit par le haut ou par le bas. Le passage de la première barre permet de se libérer mais c'est la deuxième qui est importante. C'est là qu'on peut commencer à prendre un ascendant psychologique sur ses adversaires. » V.D. : « C'est là qu'il faut dire que l'haltérophilie, c'est un sport de chiffre. On sait que si on est capable de soulever tel ou tel barre, on peut prétendre à tel résultat et pour les adversaires c'est pareil. L'haltérophilie est malheureusement vue comme un sport de bourrin. Mais c'est une discipline d'intelligence. On ne montre que les gars qui soulèvent ou qui ne soulèvent pas leurs barres. Mais, derrière ça, il y a des questions qui se posent sur le choix des barres, le changement tactique, la forme de chaque adversaire, le bluff de chaque adversaire. Et il faut avoir une réponse en moins d'une seconde. Mais, ça, le public ne le voit pas. » L.G. : « Il faut aussi savoir que le poids du corps peut jouer dans une décision finale. Si deux concurrents sont ex-aequo, c'est celui qui est le moins lourd qui l'emportera. »
L.G. : « Il y a trois personnes autour de Vencela. Son entraîneur, qui est le seul à discuter avec lui pendant l'épreuve. Il y a moi qui effectue le choix des barres en fonction de ce que font les adversaires et qui observent les autres. Enfin la troisième personne compte les essais et transmets les résultats à l'entraîneur de Vencela. Quelquefois il faut faire des choix en trente secondes. Il arrive qu'on prenne une décision sans demander l'avis de l'intéressé car on connaît son potentiel. Comme on travaille en équipe, on se fait confiance. De temps en temps, des athlètes prennent la place d'un des membres de l'encadrement. Cela permet de voir comment ça fonctionne de l'autre côté et ça aide à la confiance. »

Haltérophilie - Vencelas Dabaya explique sa discipline - «C'EST UNE DISCIPLINE D'INTELLIGENCE»agrandir la photo

Commentaires 1 - 2 de 2
Vas y Vencelas ,montre leur que tu es le meilleur .Tu as beaucoup travaillé ; c'est maintenant que tu vas récolter les fruits de tous tes efforts.
Fais monter le drapeau français au mat le + haut !!!
tu es tres fort du courage Malouda le camer!!
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