Eurosport - mer, 01 juil 19:09:00 2009
Gervais Martel mâche rarement ses mots. Après avoir passé une saison en L2, le président du RC Lens ne souhaite pas revivre cette expérience. Sans concession et avec un brin d'humour qui lui est personnel, Martel dévoile les grandes lignes du projet des Sang et Or pour 2009-2010.
GERVAIS MARTEL, où en est le RC Lens concernant le mercato estival ?
G.M. : La reprise est évidemment différente de celle vécue l'an dernier. Au sein de notre effectif, il n'y a pas beaucoup de grosses modifications. En France, il y a deux postes qui bougent beaucoup en France: celui d'entraîneur, mais nous, on n'a pas eu besoin de bouger et celui de gardien de but, et là aussi, on n'a pas eu besoin de bouger beaucoup puisqu'on a Vedran (Runje), qui sera notre gardien cette saison. Pour le reste, c'est un mercato très calme pour le moment, et qui devrait bouger dans les jours qui viennent.
C'est-à-dire ?
G.M. : Le politique du club est extrêmement claire: on a aujourd'hui une trentaine de joueurs sous contrat, y compris les jeunes qui vont intégrer l'effectif professionnel, je l'espère, de manière active. Cela signifie que Lens ne prendra pas de nouveau joueur s'il n'y a pas de départs. Les politiques d'empiler les joueurs, comme cela a pu être fait à Nantes l'an dernier, avec 36-37 joueurs, ce n'est pas celle du RC Lens. Alors, ça ne signifie pas que ça ne bougera pas, ça veut dire qu'il y a une clarté dans notre position. Et puis, on a réussi à monter avec une équipe, avec une certaine cohérence au niveau du collectif. Après, on peut dire, et ce sont des discussions de comptoir, qu'untel a le niveau, qu'untel ne l'a pas. La Ligue 2, c'est un championnat spécial qui demande des compétences spéciales. La Ligue 1, c'est un autre championnat avec d'autres compétences qui peuvent se révéler.
Cette saison, votre entraîneur aura un nouvel adjoint, Dominique Cuperly...
G.M. : Je suis très content aussi que le staff, à la demande de Jean-Guy, ait été renforcé par l'arrivée de Dominique Cuperly, qui rejoint Christophe Delmotte et Michel Ettore. Dans la vie, on peut racheter des trimestres pour se rapprocher de la retraite. En revanche, l'expérience ne peut pas s'acheter. Celle-ci, on peut simplement l'acquérir, soit par le temps au niveau du terrain, soit avec les gens qui l'ont déjà.
Vous êtes-vous fixé une date-butoir pour arrêter votre recrutement ?
G.M. : On ne revient pas en L1 pour dire : "on fait un petit tour et on voit comment ça se passe". Si on a une demande le 15 août sur un joueur qu'on estime indispensable et qu'on n'a aucune solution de rechange, on ne le laissera pas partir. Le marché est ouvert mais on privilégie aussi le côté sportif. On sait qu'on aura des joueurs sollicités car on a des joueurs de qualité. On sait aussi qu'on fera face. Si on doit les remplacer, on le fera. Mais, par exemple, on a aujourd'hui huit attaquants à Lens. Si, demain, un de ceux-là part, on ne sera pas pris au dépourvu. Même deux d'ailleurs...
C'est pour cela que Fabrice Abriel n'est pas à Lens ?
G.M. : Est-ce qu'il a signé à Nancy ? Non ! Donc on verra bien. C'est un joueur qui nous intéresse comme d'autres. On ne s'est pas dit il y a une semaine : est-ce que Fabrice Abriel est un joueur intéressant ? Bien sûr que c'est un joueur intéressant. Il y en a beaucoup sur nos tablettes. Mais on a aussi un effectif qui est là et on a pris une décision qui est de ne pas empiler les joueurs. Je pense qu'il y aura des mouvements et donc des arrivées.
Avez-vous reçu des offres fermes concernant vos joueurs ?
G.M. : J'ai reçu des offres, mais celles-ci ne nous conviennent pas aujourd'hui. Peut-être que les autres clubs français pensaient que la date du 30 juin était une date importante pour Lens au niveau de ses résultats financiers. Ils se sont trompés. Pour être honnête avec vous, on a beaucoup plus de contacts avec des clubs étrangers qu'avec des clubs de L1. C'est une donnée qui est spéciale à la France, qui est très forte pour acheter à l'étranger mais qui est incapable de vendre dans son marché. Les Anglais ou les Allemands sont beaucoup plus malins que leurs homologues français sur ce point-là. Cela fait 20 ans que je suis président, je suis habitué à cette situation. Mais c'est inimaginable le nombre de clubs, plus huppés que Lens, qui veulent nos joueurs. On m'appelle tous les jours pour savoir où on en est. Cela prouve qu'on est resté un club attractif. On a gardé une bonne image avec une certaine stabilité.
Fort de l'expérience récente de Lens, comment abordez-vous la saison à venir ?
G.M. : On l'aborde avec beaucoup d'humilité. On est humble mais ambitieux. On reste sur une saison compliquée. L'année précédente était encore plus difficile. On revient avec le 14e ou 15e budget français, ce qui équivaut à environ 40 millions d'euros. On n'a pas oublié qu'on était en L2, on ne revient pas en faisant les gros bras, mais on y va avec beaucoup de confiance, de courage, de dynamisme, de détermination et d'envie. On prend un grand plaisir à retrouver la L1, de retrouver le public, de retrouver l'ensemble de nos partenaires. On va essayer de faire voir ce qu'on est capable de faire en gardant l'ensemble de nos valeurs, chose qui nous a peut-être manquée il y a deux ans. Cela ne veut pas dire qu'on manque d'ambitions.
Vous visez donc le maintien ?
G.M. : Le maintien ? Guy Roux est parti, alors on ne va pas donner des réponses de ce type...
Avec Lens, Lille, Valenciennes et Boulogne, les derbys s'annoncent passionnants...
G.M. : Ce sont des matches comme les autres, des matches à trois points. Gagner à Bordeaux (NDLR : Lens se rend chez les Girondins lors de la première journée), c'est encore plus beau que gagner à Valenciennes, non? L'année dernière, on a eu deux derbys contre Boulogne. On pensait les neutraliser et on s'est fait taper deux fois. Où est la vérité? Elle est de prendre des points. Affronter des clubs voisins, cela nous permet juste de faire des économies au niveau de nos déplacements, c'est tout (rires).
Lens n'est pas un promu comme les autres. Cela vous met-il plus de pression ?
G.M. : Vous savez, la pression, un jour, je ferai un livre sur la pression. Que voulez-vous qu'il m'arrive à 54 ans ? Qu'on me pique mes lacets ? Je mets des godasses avec des fermetures-éclair, ne vous inquiétez pas pour ça.
Commentaires 1 - 15 de 55
content du retour de lens en L1
et c'est un lillois qui le dit !!
il picole et alors, il pourrait jouer au rugby... Moi je l'aime bien ce mec, il parle comme tout le monde et c'est un très grand président. J'aime bien Lens aussi et leur souhaite une bonne saison. Tapez du parisien svp...
Gervais martel est un président qui a fait enormément pour son club. Il a le club dans son coeur. C'est un président charismatique, je crois que nous admirateurs du football (pas forcément du racing club de lens) avons de la sympatie pour ce club en partie pour son président (pas seulement) MAIS MAIS MAIS malheureusement, je crois que Martel est une montre à remontoir à l'ère du numérique! C'est costaud, c'est précis dans la durée mais ça ne peut rivaliser avec la mafia lyonnaise, marseillaise, parisienne, ... En tant que supporteur des clubs français en coupe d'europe, il faut que ce président à l'ancienne cède sa place car il n'y a plus aucune place pour les sentiments, l'homme dans notre société décadente. C'est déjà le cas avec Moustache et la LFP pour la ligue 1. Avec l'UEFA, c'est encore pire. Bonne chance tout de même aux lensois pour le maintien voire une coupe! Et faites moi mentir car je préfère un club comme Lens ou un "petit" champion que marseille, paris ou lyon (les 3 clubs de moustache)
Salut à tous, pas tout à fait d'accord avec toi arona!
comme le dit G. Martel, la ligue 1 et la ligue 2 sont deux choses différentes!
En ligue 2, que voulaient tous les clubs? la peau des ténors évidemment, Lens, Starsbourg, Metz, Montpellier!!
Qui est en ligue 1????
A+
Quessqu il est vilain martel
jai vue quelques match de lens en ligue 2 et vraiment leur niveau de jeu est tres faible incapable de produire du beau football alors autant vous dire que sans recrue sa va etre tres difficille voir impossible pour eux de se maintenir
Chichi et hysafab, vous en faîte pas, c'est toujours les mêmes qui débinent sur les lensois ici. Bah, laissons les pour ce qu'ils sont!
Sinon, rien a voir avec l'interview qui je trouve me rappelle celle de l'année derniere, mais je trouve nos nouveaux maillots superbes!
a tous les @#$% qui donnent des commentaires les plus douteux ,personne ne va voir si vous consommez des stupéfiants, vous feriez mieux pour la plupart d'apprendre le respect ,ensuite de travailler cela vous empêcheraient de baver sans savoir, comment voulez vous qu'il n'y ait pas de violence dans les stades avec des personnages tels que vous,aller LENS
Il ne faudrait quand même pas oublier que quand il est arrivé, le club était à la dérive avec un trou financier énorme, et une équipe qui ne pouvait plus se maintenir en ligue 1. C'est lui qui a remis le club sur de bons rails, et qui a lui a permis d'emporter ses titres majeurs. Un gars qui parle avec l'accent ch'ti n'est pas un alcoolique. Certains ici ont des idées préconçues dignes de la banderolle anti-ch'ti.
les est une equipe que j'aime,et poutant je supporte l'equipe de ma ville L'OM.
ah enfin! Comem quoi y a pas que moi qui dit que c'est un beauf alcolo
Des godasses à fermeture éclair ? décidément, martel fait honneur à sa réputation de beauf alcoolique.
Vas Y Benj_Benj il parle de Lens
Vraiment sympathique ce Martel, et pas trop langue de bois
pauvre lensois. Avec un tel président qui connait si mal els hommes je vous plains sincerement!
toujours comique Martel, dommage que parfois son équipe le soit aussi, enfin à fond derrière Lens pour cette saison, que la L2 soit un mauvais souvenir et c'est tout.
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