Coupe de France - Le PSG survit

Eurosport - sam., 02 févr. 21:23:00 2008

Bousculé par Le Poirée-sur-Vie, club de CFA 2, le PSG a peiné pour se qualifier en huitièmes de finale de la Coupe de France (1-3), samedi à Nantes. Tenus en échec à la pause, les Parisiens ont réalisé une meilleure seconde période afin de faire la différence, profitant de la fatigue adverse.

FOOTBALL 2007-2008 PSG - Diane - 0

LE POIRE S/VIE - PSG : 1-3

Buts : Pailler (54e) pour le Poiré - Mendy (52e), Diané (74e, 77e) pour Paris

Visages souriants, mines décontractées, petit tour d'honneur... Paris qui célèbre la victoire? Non, le Poiré-Sur-Vie qui fête sa prestation face aux hommes de Paul Le Guen, qui, pendant ce temps, s'empressent de rejoindre les vestiaires. Quasiment tête basse. Samedi soir, le PSG a obtenu ce qu'il était venu chercher : la qualification. Ni plus, mais surtout moins. Au lieu de se servir de son déplacement à la Beaujoire, terre d'accueil des Vendéens en quête de stade aux normes de l'événement, pour s'offrir un week-end tranquille, Paris a fait ce qu'il fallait pour renouer avec ses incertitudes. Sur son fond de jeu, longtemps insuffisant pour déporter le bloc adverse. Sur sa motivation et sa hargne dans les duels, aussi.

Ces carences, Paul Le Guen les avait déjà pointées du doigt à l'issue du voyage de son équipe à Lorient (1-0), pour la 21e journée de L1, deux semaines auparavant. Rarement loquace lorsqu'il s'agit d'évoquer les failles réelles de son effectif, "PLG" avait alors déballé ce qu'il pensait, sûrement depuis un moment, mais qu'il n'osait dire lors de la crise du club. Premier domaine concerné, la fragilité de son flanc droit, de nouveau mise en évidence face au Poiré-Sur-Vie. Charrier, homologue de Rothen au poste de milieu gauche, a souvent joué les trouble-fête face à Ceara, toujours peu rassurant, et dans la défense parisienne, pas non plus rassurée. Une défense trop tendre, dès les premiers instants de la partie, sur un ballon qui permet à Guilleux de mettre Landreau à contribution (2e).

Diané encore au bon endroit

En guise de réaction, après des coups de pied arrêtés mal négociés, Paris frôle l'ouverture du score sur corner, Yepes déviant le ballon pour une pichenette de Mendy (40e). Une occasion nette, l'unique, juste avant le repos... Le latéral trouve la faille moins d'un quart d'heure plus tard, dans un style qui lui correspond mieux : un sprint dans l'espace, conclu devant Carabec (1-0, 52e). Le PSG n'a pas le temps de se réjouir. Le Poiré, en jouant à une touche de balle, trouve encore la brèche dans le flanc droit parisien. Armand trop juste, Pailler s'arrache pour égaliser (1-1, 54e). Indigeste, la prestation parisienne? Oui, et à en donner des aigreurs d'estomac à Le Guen. "On manquait de concentration, raconte-t-il. J'ai un peu secoué les choses à la mi-temps car j'avais l'impression que les gars pensaient que ça allait venir. Quand Le Poiré égalise, je ne suis pas complètement rassuré car on n'a pas une maîtrise suffisante".

Les joueurs de PLG sont loin de mettre en évidence les quatre divisions d'écart entre les deux clubs. Un peu plus entreprenants, ils profitent de l'usure physique dans le camp vendéen pour reprendre les commandes au score. En puissance, Mendy se rapproche du doublé (69e). C'est finalement Diané qui signe deux buts, coup sur coup, et sur deux erreurs défensives du Poiré. Une glissade de Zakari, d'abord, qui permet à l'Ivoirien d'étaler sa maîtrise technique (2-1, 74e). Une mésentente entre Lemasson et son gardien, trois minutes plus tard, synonyme de bol d'air définitif pour Paris (3-1, 77e). "On a plus d'occasions qu'eux alors on peut dire que la victoire est méritée, conclue Le Guen. Dans ces cas là, il ne faut retenir que la qualification. On ne va pas faire les malins".

LA DECLA : Stépahn Mottin (entraîneur du Poiré-Sur-Vie)

"Avant les rencontres comme ça, on a envie de rester les pieds sur terre. On sait que logiquement on va perdre. Mais finalement on n'est pas extrêmement inquiété en première période. Dans la foulée de leur premier but, on égalise et ils ne sont pas au mieux. On y croit. Mais on fait une erreur quand on commençait à souffrir... Je suis frustré mais il fallait bien aussi que l'aventure s'arrête un jour. C'était beau et je suis fier de mes gars. Ils ont été disciplinés et ont fait un match courageux qui a contrarié Paris."

Jean TERZIAN / Eurosport