Mika Kallio s'était résolu à terminer troisième du Grand Prix d'Espagne, dimanche, quand les leaders Alvaro Bautista et Marco Simoncelli ont mordu la poussière.
Les deux hommes étaient indiscutablement plus forts que le pilote KTM, à Jerez, mais la chance a décidé de sourire au Finlandais dans le tout dernier tour de course. Alors que Bautista et Simoncelli se disputaient la victoire, le moteur de l'Aprilia de l'Espagnol a serré et provoqué la chute des deux hommes.
Arrivé quelques secondes plus tard, Kallio a immédiatement compris ce qui venait de se passer en voyant le nuage de poussière soulevé dans l'incident. « Je savais que je n'avais qu'à finir la course pour gagner. Je suis très content, même si ce n'est pas aussi fort que si je m'étais battu pour cette victoire », confiait-il.
Auparavant, Mika avait fait une course réfléchie, gérant bien la perte d'adhérence de son pneu arrière pour défendre sa troisième place. Il aurait pu être menacé, en fin de course, par Thomas Luthi mais le Suisse est parti à la faute à quatre tours de l'arrivée.
« Je suis bien parti et j'ai pris la tête mais j'ai très rapidement senti que mon pneu arrière perdait du grip. Nous n'avions rien touché mais la moto n'était plus la même qu'hier et qu'au warm-up. Le pneu était, lui aussi, censé être le même que lors des essais », expliquait-il. « Je ne pouvais pas rester avec les leaders alors j'ai imprimé mon propre rythme et tâché de défendre ma troisième place. »
Désolé pour Bautista et Simoncelli, Kallio n'en était pas moins ravi d'avoir accroché la victoire, rappelant que lui aussi avait eu sa part de malchance dans le passé.
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