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Euroligue de basket: finale CSKA Moscou - Maccabi Tel-Aviv

ven 02 mai, 23h56


MADRID (AFP) - Pour l'année de son cinquantenaire, l'Euroligue de basket a hérité d'une finale de rêve entre les deux plus belles équipes de ces dernières années, le CSKA Moscou et le Maccabi Tel-Aviv, qui ont usé au métier Vitoria (83-79) et Sienne (92-85) vendredi au Final Four de Madrid.

Ce sera le remake de la finale 2006, où Moscou avait empêché le Maccabi de réaliser le triplé. Le CSKA a ensuite encore atteint la finale l'année dernière face au Panathinaïkos. Il vise tout comme le Maccabi, un sixième titre.

Vendredi, ce passé récent et l'expérience acquise au fil des années - c'est le dixième Final Four du Maccabi et le sixième d'affilée pour le CSKA - a pesé lourd, surtout dans la première demi-finale dans laquelle le Maccabi a compté jusqu'à dix-huit points de retard face à Sienne (36-18, 15e).

"Au début du match, c'était comme si on avait une pression de 20.000 tonnes sur les épaules, a noté l'entraîneur Zvi Sherf. A la mi-temps, j'ai dit à mes joueurs: douze points (de retard), c'est rien+. On a commencé à jouer plus agressifs et à mieux shooter."

Si le Maccabi a réussi à revenir de l'enfer, il le doit surtout à sa réussite exceptionnelle à trois points à partir de la fin du deuxième quart-temps, alors que Sienne s'abîmait à essayer de l'imiter (11 sur 45!).

Après avoir commencé sur un piteux 0 sur 7 dans l'excercice, les shooteurs israéliens ont, eux, rentré 11 de leurs 14 tentatives suivantes, un pourcentage hallucinant auquel a grandement contribué un spécialiste du genre, le vétéran Derrick Sharp (17 points), élu homme du match pour son septième Final Four.

"A Sienne, on n'a pas dû voir suffisamment de vidéos sur Derrick pour le laisser seul comme ça!", s'est amusé le pivot croate Nikola Vujcic.

"C'est le destin et le nôtre était de gagner", a commenté plus prosaïquement le héros du jour, 36 ans, qui a "essayé de rester en forme en vue de ce Final Four". Bingo! Avant d'aquiescer lorsque son coéquipier Will Bynum lançait en guise d'avertissement: "On n'a fait que la moitié du chemin."

Voire même un peu moins car en finale, le CSKA Moscou, c'est une certitude, ne se laissera pas déstabiliser de la même façon que Sienne, déjà battu au même stade en 2003 et 2004.

Les Russes ont, pour cela, beaucoup trop de métier et ils l'ont souligné face à Vitoria contre qui ils avaient à coeur d'effacer le souvenir du désastreux Final Four 2005 à domicile, lorsqu'ils avaient explosé à la surprise générale face au club basque en demi-finale.

Vendredi, ils ne se sont jamais affolés non plus lors d'une première période balbutiante, où ils ont connu jusqu'à huit points de retard (38-30, 19e).

"On n'a pas paniqué, a commenté le meneur Theodores Papaloukas. Dès le début de la deuxième période, on a retrouvé notre défense et notre jeu, on a mis les gros shoots...le CSKA est une grande équipe!"

Comme le Maccabi avec Sharp, Moscou pouvait s'appuyer également sur un homme providentiel en la personne de JR Holden, qui gardait d'excellents souvenirs de la salle madrilène où il avait envoyé la Russie au titre européen en septembre.

A l'heure de son sixième Final Four avec Moscou, l'Américain naturalisé a assuré (15 points), permettant d'abord à son équipe de rester à portée de son adversaire, avant de contribuer à faire le trou à cinq minutes de la fin avec Papaloukas et David Andersen (16 points à 100%).

Alors que les deux équipes faisaient jeu égal depuis le début de la deuxième mi-temps, le CSKA a ainsi infligé un 10-0 à Vitoria au coeur du dernier quart-temps pour creuser un petit avantage (69-61) qu'il allait tenir jusqu'au bout, malgré les coups de poker de Vitoria. A l'expérience, "notre plus grande arme", selon Papaloukas.