Après l'annoncé du contrôle positif à la testostérone de Julie Coulaud, qui doit encore être confirmé par la contre-expertise, Bernard Amsalem , le président de la Fédération a estimé mercredi que les athlètes qui partiraient à Pékin pour les Jeux Olympiques « seraient clairs et nets » et qu'il est préférable que les cas de dopage soient détectés « avant les Jeux que pendant ou après ».
«Au lendemain des révélations sur Julie Coulaud, quelles assurances avez-vous concernant la propreté des athlètes français qui iront à Pékin ?
Il vaut mieux emmener aux Jeux des gens qui sont clairs et nets, que cela arrive maintenant que pendant ou après les Jeux. C'est salutaire. On part avec un peu plus d'assurance sur l'équipe sélectionnée. Un suivi très important a été effectué, avec le suivi longitudinal et énormément de contrôles. Certains athlètes ont dû être contrôlés sept ou huit fois hors compétition depuis janvier. Si des athlètes passent encore au travers des mailles du filet, c'est la faute à pas de chance.
En janvier 2007, après l'arrestation d'Hind Dehiba par les douanes, en possession d'hormones de croissance, vous déclariez : «Il reste du ménage à faire». Le pensez-vous toujours aujourd'hui ?
Je pense qu'on est arrivé quasiment au bout d'une filière, peut-être à un ou deux athlètes près. J'ose penser que ce qui est arrivé leur a servi de leçon. Mais on n'est pas à l'abri pour l'avenir, car les athlètes qui trichent ne voient pas plus loin que le bout de leur nez. Une fille comme Coulaud n'a pas tiré les leçons, malgré tous les avertissements qu'elle a reçus. Je l'ai vue pendant trois quarts d'heure à Osaka. Elle a juré que les accusations n'étaient pas vraies, mais il n'y a rien à faire. C'est pour ça qu'on n'est pas à l'abri d'autres accidents, d'athlètes qui se laissent influencer par des soi-disants conseillers. Beaucoup de jeunes athlètes se laissent mettre dans la tête l'idée qu'il faut se doper pour réussir. On combat cette idée. On essaye de les encadrer, de les regrouper le plus souvent possible, mais après, les athlètes sont livrés à eux-mêmes. Le dopage est une démarche très personnelle. L'entraîneur de Coulaud, Patrice Binelli, est un entraîneur national. Il va tomber de haut.
D'autres athlètes que Coulaud ont été contrôlés lors d'une vaste opération fin mai à Font-Romeu. Y'a-t-il eu d'autres cas positifs ?
Tout le reste, il n'y a rien. C'est le seul contrôle positif qu'on ait reçu.»
Propos recueillis par Gaël Favennec (AFP)



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