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LIGUE 1 - 16e journée - UN DERBY POUR SE REFAIRE

dim 02 déc, 01h16


Après la gifle concédée à Caen (0-5), quoi de mieux pour Bordeaux , pour se relancer, qu'un petit derby face à une équipe en plein doute, en l'occurrence Toulouse (18h00). Les hommes de Laurent Blanc auront à coeur de prouver que le trou normand n'était qu'un accident de parcours et que leur rang sur le podium n'est pas usurpée. La troisième place des Girondins ne tient d'ailleurs qu'à un fil, puisqu'un certain nombre de clubs frappent à la porte de la C1. Blanc est conscience des limites de son groupe. Il lui reproche surtout un « manque de caractère », un mal pas vraiment nouveau. Ulrich Ramé a plusieurs fois stigmatisé ce défaut ces dernières années, le club ayant une fâcheuse propension à se laisser bercer par la douce ambiance girondine. La venue de Toulouse est donc une aubaine puisque les hommes d'Elie Baup, qui avaient arraché leur qualification pour la C1 face à Bordeaux lors de la dernière journée la saison passée, ont la tête dans le sac. Eliminé de la Coupe de l'UEFA jeudi après sa défaite à Zurich (0-2), le TFC reste sur effroyable série de cinq matches sans victoire et surtout aucun but marqué depuis 279 minutes, et l'on ne compte pas les 90 minutes de jeudi. Le temps presse pour les partenaires de Johan Elmander, qu'une défaite pourrait précipiter dans la zone rouge. A l'instar de Toulouse, Rennes est pour le moins engourdi en ce moment. Les Bretons ont été battus en Coupe de l'UEFA au terme d'un non-match à Hambourg (0-3), ce qui confirme leurs déficiences en L1. Alors que l'on faisait volontiers de Rennes un possible concurrent de Lyon et qu'on louait l'intelligent recrutement des anciens Wiltord, Pagis et Leroy, l'édifice s'est écroulé en un mois avec une campagne européenne décevante et trois défaites de rang en L1. Au-delà des chiffres, inquiétants, c'est également la manière qui interpelle. La prestation à Hambourg est symptomatique de la déliquescence rennaise : pas ou peu de jeu, défense fébrile, réaction limitée et attaque en berne (aucun but inscrit lors des quatre derniers matches). En face, dans ces cas là, c'est l'adversaire qui se frotte les mains. Bien placé dans la course à l'Europe, Valenciennes (7e) a l'occasion de combler le trou avec le podium (3 pts avant cette journée). L'équipe d'Antoine Kombouaré peut dormir tranquille et se concentrer sur son jeu d'attaque. Nicolas Penneteau n'a plus encaissé un but à Nungesser depuis le 25 août.

Logiquement en tête du classement, Lyon poursuit journée après journée son bonhomme de chemin, sans dévier de sa ligne de conduite. L'OL fonce, les autres s'accrochent et se cramponnent pour suivre le rythme effréné. Les Gones , qui ont surtout leur intellect connecté au 12 décembre et à leur « finale » de Ligue des champions contre les Rangers, peuvent se permettre de faire tourner face à Strasbourg (20h55), qui a perdu de sa superbe. Karim Benzema sera sans doute trop juste et aucun risque ne sera pris alors que les deux Brésiliens, Fred et Fabio Santos, sont blessés et donc eux aussi incertains. L'occasion sans doute pour Alain Perrin de relancer certains éléments en manque de temps de jeu comme Bodmer, Baros et Keita. Face aux dix victoires de l'OL lors des 12 dernières journées, la formation de Jean-Marc Furlan propose elle un récent parcours souffreteux, avec trois matches sans victoire dont deux défaites (PSG et Monaco). Le club alsacien ne connaît plus la recette de Gerland. Il l'a perdu lors de la saison 1979-1980, sa dernière victoire dans le Rhône.