De notre envoyé spécial
Emmenée notamment par un grand Vincent Clerc, l’équipe de France a signé une prestation pleine de promesses à Edimbourg. Seule la mêlée a souffert.
De notre envoyé spécial à Edimbourg
Cédric Heymans
Aligné à l’arrière comme cela avait été le cas lors de la Coupe du monde et à plusieurs reprises par Guy Novès cette saison, Heymans a bien entamé son match. Il a été décisif sur l’essai de Clerc. Sur certaines actions, le Toulousain a peut-être trop voulu en faire et quelques-uns de ses dégagements n’ont pas toujours été à la hauteur. Sa vitesse et son explosivité ont en tout cas fait un bien fou.
Vincent Clerc
L’ailier du Stade Toulousain a marqué le premier essai de la rencontre dès la 12eme minute suite à une combinaison sublime avec Heymans. Avec une magnifique passe redoublée sur un tout petit périmètre (mais aussi un en-avant non sanctionné...), les Toulousains ont enrhumé la défense écossaise. Clerc a été remarquable. Son deuxième essai, son 17eme en sélection, a également été de toute beauté (64eme minute). Tout simplement brillant. Remplacé, sous les applaudissements, par Aurélien Rougerie (73eme).
David Marty
Appelé en renfort après la blessure de Florian Fritz mercredi, Marty a appris sa titularisation deux jours avant cette rencontre. Le centre de l’USAP a beaucoup combiné avec Traille mais n’a pas réussi faire la différence. Il a rarement réussi à passer les bras.
Damien Traille
Joueur français le plus capé du groupe de Marc Lièvremont avec désormais 59 sélections, le Biarriot a rapidement goûté à l’hospitalité locale avec un coup de tête d’Andrew Henderson. L’ancien Palois, réputé pour la qualité de son jeu au pied, a parfois peiné dans ce domaine. Avant de passer une belle pénalité tendue de 50 mètres à la 18eme minute. Il a récidivé à la 54eme minute sur une pénalité plus abordable. Du bon et du moins bon dans le jeu.
Julien Malzieu
Auteur d’un gros début de saison en club, l’ailier clermontois a signé une entrée remarquée sur la scène internationale. A la 23eme minute, il a réalisé un très grand numéro, avec un coup de pied à suivre pour lui-même avant d’aplatir, dans une défense écossaise passée totalement au travers. Prestation solide.
François Trinh-Duc
Le jeune ouvreur montpelliérain (21 ans) faisait ses grands débuts en équipe de France ce dimanche. Il est à créditer d’un bon match. Tant au pied que dans le jeu. Encourageant. Il a été remplacé par David Skrela à la 59eme minute qui s’est notamment signalé par une magnifique passe sur le deuxième essai de Clerc.
Jean-Baptiste Elissalde
Leader de jeu de ce XV de France new-look, Jean-Baptiste Elissalde était attendu derrière un pack inédit. Au pied, il a connu une réussite mitigée. On regrettera notamment deux pénalités dans ses cordes ratées à la 22eme et 37eme. Légèrement touché à une cheville, il a malgré tout continué le match tout en laissant à Traille le soin de buter. Remplacé par le benjamin du groupe Morgan Parra à la 66eme minute.
Thierry Dusautoir
Révélation de la dernière Coupe du monde avec en particulier un match énorme contre les Blacks, le troisième ligne toulousain a justifié son statut de faucheuse. Il a régulièrement découpé les Ecossais et s’est mis en évidence dans le jeu. Du très bon Dusautoir.
Elvis Vermeulen
Pour son grand retour en sélection après avoir regardé le Mondial devant sa télévision à cause d’une blessure, Elvis Vermeulen a souvent été utilisé avec succès sur les sorties de mêlée. Le Clermontois a constamment avancé et a montré qu’il était bien « le meilleur numéro 8 français » pour reprendre les termes de Marc Lièvremont. Remplacé par Julien Bonnaire (à la 54eme minute) qui s’est bien comporté.
Fulgence Ouedraogo
Le troisième ligne de Montpellier, qui n’avait jusque là disputer que 26 minutes avec les Bleus lors de la tournée néo-zélandaise de juin dernier, a découvert le Tournoi à Murrayfield. Il s’est montré plutôt efficace en touche et a gagné quelques ballons dans le combat en deuxième mi-temps. Il s’est, semble-t-il, peu à peu libéré.
Loic Jacquet
L’ancien champion du monde des moins de 21 ans a lui aussi découvert le Tournoi. Le deuxième ligne clermontois s’est plutôt bien entendu avec Nallet mais, comme tous ses partenaires, il n’a pas connu une réussite optimale en mêlée. Remplacé par Arnaud Mela à la 62eme minute.
Lionel Nallet
Promu capitaine par le nouvel encadrement, le deuxième ligne castrais a livré une prestation solide en allant constamment au contact. L’ancien Berjallien a également beaucoup donné de la voix. Dans le jeu, on regretta notamment son essai refusé après une pénalité trop rapidement jouée en première période.
Julien Brugnaut
Le pilier dacquois a, comme Faure, été régulièrement testé par les joueurs du Chardon. Rarement avec succès pour l’ancien joueur de Lormont, Bègles-Bordeaux et Montpellier qui a peiné pour ses grands débuts internationaux. Il a été mangé en mêlée. Remplacé à la 50eme minute par le Catalan Nicolas Mas qui a stabilisé le pack.
William Servat
Absent de l’équipe de France depuis juin 2005, le talonneur toulousain faisait pourtant presque figure d’ancien avec 16 sélections. Il a sans cesse essayé d’avancer et mis une grosse pression sur ses adversaires en défense avec quelques beaux tampons. Au sein d’une première ligne pas vraiment à son aise en mêlée, Servat a fait ce qu’il a pu. Remplacé à la 50eme minute par Dimitri Szarzewski qui a signé une bonne rentrée.
Lionel Faure
Plus âgé des six nouveaux retenus par l’encadrement des Bleus, le pilier de Sale (30 ans) a passé un après-midi difficile. Le pack écossais a fait parler sa puissance et son expérience face à une première ligne novice à ce niveau. L’ancien Rochelais a d’ailleurs été sanctionné pour avoir écroulé une mêlée à la 30eme minute. En deuxième période, cela s’est mieux passé.
Jean-François PATURAUD

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