Pablo Correa , le coach de Nancy, éliminé dimanche de la Coupe de France par Carquefou (1-2 a.p.), avait forcément le visage des mauvais jours au moment de commenter la drôle d'après-midi vécue par les siens. Lui qui a toujours un petit mot pour défendre ses joueurs a cette fois la dent dure. « On ne méritait pas mieux et il faut féliciter cette équipe de Carquefou , a-t-il immédiatement lâché. Mais aujourd'hui, ce n'est pas une équipe digne de la L1 qu'ils ont battue. En face, ils en ont plus voulu et c'est inadmissible de notre part. On n'a pas joué au football. J'aurais dû amener tout le monde à la Beaujoire hier et je les avais prévenu ».
Son adjoint, Paul Fischer , abondait dans le même sens. « On savait que cela allait être difficile. Je ne sais pas si on a été inconscients mais toujours est-il qu'on a été à côté de la plaque. En deuxième mi-temps, on croyait qu'ils allaient baisser de rythme mais pas du tout. Il faut en tirer les conséquences. Ils ont été meilleurs que nous. C'est une mascarade, un investissement qui n'est pas à la hauteur. C'est la première fois que l'équipe est aussi mal. Nous ne sommes pas des robots, on reste des êtres humains. On avait fait le plus dur en égalisant mais le moindre relâchement se paie toujours en football. Il y a eu des erreurs collectives. Pire, c'est un naufrage collectif ».
Le mot de la fin revenait au coach local, Denis Renaud , qui avait du mal à redescendre sur terre. « Pour nous c'est surprenant , lâchait-il. On présentait Nancy comme une montagne et on a de la peine à réaliser qu'on vient de les battre. Arriver à 0-0 à la pause nous a fait croire en nos chances mais ce n'était pas une finalité. La meilleure preuve, il y a eu cette débauche d'énergie qui nous a permis de mettre à deux minutes de la fin le but qui a fait la différence. Normalement, c'est le club qui est le plus haut dans la hiérarchie qui réussit ce genre de choses. En tant qu'entraîneur, c'est mon plus grand moment. Il va certainement me falloir plusieurs jours pour arriver à gérer tout ça. On a été critiqué quand on a voulu jouer dans notre stade mais ici on avait nos repères. Nous ne sommes plus qu'à trois matches du Stade de France. Calais est certainement le plus grand exploit jamais réalisé par le foot amateur. On va essayer d'être un petit Calais ». (Avec AFP)


