Eurosport - dim, 03 févr 20:14:00 2008
La modeste équipe de Carquefou (CFA2), désormais unique petit poucet de l'épreuve, a réussi l'exploit de battre Nancy (2-1 a.p.), 3e de L1 mais méconnaissable de bout en bout, se qualifiant pour les 8e de finale de la Coupe de France, dimanche.
CARQUEFOU (CFA2) - NANCY (L1) : 2-1 a.p.
Buts : Delanoe (100e), Le Paih (117e) pour Carquefou et Fortuné (104e) pour Nancy
Incapables de mettre du rythme dès le début et d'accélérer, les Lorrains, affaiblis malgré les retours de Zerka et Chrétien (retenus au Ghana par la Coupe d'Afrique des Nations), se sont passés la corde au cou au fur et à mesure que les minutes passaient, tombant dans le piège d'une équipe de plus en plus en confiance. L'entrée de N'Doye, impliqué sur les buts de Delanoë (1-0, 101) et Le Paih (2-1, 117), a achevé de fissurer l'ASNL, dont les occasions réelles se sont comptées sur les doigts d'une main (21, 36, 71), et qui pensait peut-être que l'enthousiasme de Carquefou allait se diluer avec la fatigue physique.
Mais plus intelligents, les locaux, à la peine dans leur championnat, ont su utiliser à bon escient le vent puissant et faire douter une équipe dont le seul fait d'arme aura été l'égalisation de Fortuné (1-1, 105), lequel peut néanmoins se demander si son lob (71) n'avait pas franchi la ligne du but de Joinel... Mais les tentatives des Lorrains, qui ont échoué à raccourcir leur jeu pour lui donner de la percussion et de la vitesse, n'ont jamais mis sous pression une équipe de Carquefou qui n'avait pas gagné un match à domicile avant deux 3-0 récents, dont le dernier mardi dans son Groupe G de CFA2.
LA DECLA : Denis Renaud (entraîneur de Carquefou)
"Pour nous c'est surprenant. On présentait Nancy comme une montagne et on a de la peine à réaliser qu'on vient de les battre. Arriver à 0-0 à la pause nous a fait croire en nos chances mais ce n'était pas une finalité. La meilleure preuve, il y a eu cette débauche d'énergie qui nous a permis de mettre à deux minutes de la fin le but qui a fait la différence. Normalement, c'est le club qui est le plus haut dans la hiérarchie qui réussit ce genre de choses. L'aventure a commencé il y a huit matches. J'avais peur que les 20 premières minutes de la rencontre soient mal négociées même si on avait bien tout préparé. En tant qu'entraîneur, c'est mon plus grand moment. Il va certainement me falloir plusieurs jours pour arriver à gérer tout ça. On a été critiqué quand on a voulu jouer dans notre stade mais ici on avait nos repères. Ce n'est pas évident qu'on aurait battu Nancy à la Beaujoire. Nous ne sommes plus qu'à trois matches du Stade de France. Calais est certainement le plus grand exploit jamais réalisé par le foot amateur. On va essayer d'être un petit Calais."
AFP