Eurosport - dim, 03 févr 18:02:00 2008
L'affiche des 16e de finale de la Coupe de France oppose Marseille à Monaco ce dimanche. Une rencontre entre deux équipes de L1 qui "promet un grand spectacle", selon Gaël Givet. L'ancien Monégasque assure également que l'OM ne "négligera pas cette compétition".
GAEL GIVET, comment abordez-vous la réception de Monaco, dimanche au Vélodrome ?
G.G. : Cette rencontre sera très spectaculaire et très ouverte car les deux équipes sont portées vers l'offensive. Nous restons sur une large victoire face à Caen (6-1) et Monaco possède de son côté une très belle attaque. Ils ont des joueurs de grande qualité, comme Piquionne, Menez ou encore Gapké. Tous ces joueurs sont capables de faire la différence individuellement.
Pensez-vous que votre victoire face à l'ASM en décembre dernier (2-0) puisse être avantage ?
G.G. : Ce sera plus difficile. Il s'agit de la Coupe de France, une compétition à élimination directe avec obligatoirement un vainqueur. Les deux équipes vont donc se livrer davantage que pour un match de championnat. Si Monaco est dans un bon jour, ça risque d'être délicat. Mais cette équipe a la particularité d'être assez irrégulière : elle peut enchaîner une belle série de victoires et puis trébucher au moment où on ne l'attend pas. Les Monégasques ont perdu à Lorient la semaine dernière (1-0) alors qu'ils venaient de remporter trois matches d'affilée.
La Coupe de France est-elle un véritable objectif pour l'OM ?
G.G. : On joue sur trois tableaux : championnat, Coupe de France et Coupe de l'UEFA. Nous ne pouvons pas négliger une compétition. On n'a pas le droit de se relâcher. Et enchaîner les victoires serait bon pour notre moral. Il n'est donc pas question de laisser filer la Coupe, d'autant que l'an passé nous sommes allées jusqu'en finale. C'était une très belle aventure. Et puis cette compétition peut nous permettre d'accrocher une place en UEFA pour la saison prochaine, ce qui n'est pas négligeable. La Coupe de France est donc très importante pour nous.
La réussite retrouvée de Djibril Cissé permet-elle aux autres attaquants de jouer plus libérés ?
G.G. : Depuis un mois, il fait la différence pratiquement à chaque match. Djibril est donc un joueur clé. Il tire tout le monde vers le haut et tous les attaquants bénéficient de sa réussite. Ils ont une grande confiance en eux. Les buts que l'on a marqués face à Caen ont tous été superbes. On les sent plus sereins et cela se traduit sur le terrain par une plus grande prise de risque.
Si l'OM semble avoir retrouvé une certaine efficacité offensive, il n'en est pas de même derrière. On sent un peu de fébrilit é...
G.G. : On doit retrouver la sérénité derrière, c'est une évidence. On ne peut plus se faire bousculer comme durant le premier quart d'heure face à Caen. Pour cela, nous devons jouer plus proche les uns des autres et moins laisser jouer l'adversaire. Il faut récupérer le ballon plus haut et la tâche des défenseurs sera beaucoup plus facile.
Derrière, les difficultés se concentrent sur le côté gauche. Krupoviesa semble avoir des difficultés à se hisser au niveau de ses coéquipiers...
G.G. : Ce n'est pas facile pour lui de s'intégrer. Il découvre une nouvelle équipe, un nouveau championnat, une nouvelle langue, une nouvelle vie Tous ces paramètres ne sont pas évidents à maîtriser. Mais une chose est sûre : le langage du football est assez simple et nous arrivons à nous comprendre. Il faut un juste peu de temps pour qu'il s'acclimate à tout ça.
De notre correspondant à Marseille, Vincent BANTIT / Eurospo