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Euroligue de basket: alléchante finale entre le CSKA Moscou et le Maccabi Tel-Aviv

sam 03 mai, 15h42


MADRID (AFP) - Comme en 2006, le CSKA Moscou et le Maccabi Tel-Aviv s'affrontent en finale d'Euroligue de basket dimanche à Madrid, un duel de prestige que le club russe aborde cette fois en favori.

Il y a deux ans, le Maccabi était encore tout puissant et visait, au Final Four de Prague, un troisième titre consécutif pour rejoindre le Jugoplastika Split dans la légende.

Jusqu'à ce que le CSKA, après plusieurs tentatives infructueuses, mette fin aux rêves de dynastie des Israéliens pour les rattraper au palmarès avec un cinquième sacre, le premier depuis trente-cinq ans.

Ce petit coup d'Etat allait recevoir confirmation par la suite puisque Moscou a encore atteint la finale en 2007, n'échouant que de deux points face au Panathinaïkos à Athènes, alors que le Maccabi cédait dès les quarts après avoir perdu presque toutes ses stars en début de saison.

Cette année aussi, le CSKA, qui en est à son sixième Final Four de rang, est apparu bien plus solide que le Maccabi, qui s'est faufilé en finale avec pas de mal de réussite et rencontre aujourd'hui de la résistance jusque dans son propre championnat, où il avait l'habitude de régner en monarque absolu.

"A Prague, ils nous avaient surpris, j'espère que l'histoire se répétera, mais à l'envers cette fois", se souvient le meneur du Maccabi Derrick Sharp, héros de la demi-finale face à Sienne qui abandonne volontiers l'étiquette de favori de la finale au CSKA Moscou.

"Favori, pas favori? Pff... c'est un débat qui concerne la presse et les supporteurs. Nous on se concentre juste sur ce qu'on a à faire", balaye l'entraîneur des Russes, l'Italien Ettore Messina qui dirigera dimanche sa huitième (!) finale en onze saisons, la troisième de suite avec Moscou.

Une performance qui n'est qu'un des indices qui témoignent du luxe entourant cette finale du cinquantenaire, l'aboutissement rêvé pour beaucoup d'une saison marquée par les sorties de route précoces du Panathinaïkos et du Real Madrid.

Autant le Maccabi que le CSKA sont en lice pour devenir, avec un sixième sacre, la deuxième équipe la plus titrée de l'histoire de la compétition derrière le Real Madrid (8) et devant Varèse (5). Les Israéliens disputent leur quatorzième finale, les Russes leur onzième.

"Pour l'image de marque de l'Euroligue on n'aurait pas pu trouver mieux comme rencontre, c'est la finale idéale, estime Messina. Ce sera un match passionnant à suivre pour tout le monde. Les seuls à avoir la migraine et une boule au ventre dimanche seront Zvi (Sherf, l'entraîneur du Maccabi) et moi!"

"C'est un classique et ça va être la folie, abonde le meneur grec du CSKA Theodores Papaloukas. Le Maccabi va être poussé comme d'habitude par des milliers de supporteurs, mais si on reste dans le match, la pression va s'inverser et ce sont eux qui risquent de la ressentir."

"Je suis d'accord avec Papaloukas, cette finale est un super classique entre deux grandes équipes et deux grands clubs, souligne l'entraîneur Zvi Sherf. Quant aux supporteurs, c'est vrai qu'on en a plus que quiconque d'autre et on en est fier. Mais notre équipe est assez compétitive pour gagner, malgré toutes les critiques qu'on a entendues cette saison."