Alors qu'il se dirigeait vers une victoire à la valeur inestimable, le Paris-SG a concédé, samedi à Toulouse, un match nul qui maintient intacte la menace d'une relégation en Ligue 2 (1-1) à deux journées de la fin du Championnat. Un but de Bernard Mendy (63e), venu ponctuer la seule action du match jouée avec un peu d'inspiration et de vivacité, semblait devoir faire du PSG le vainqueur du duel le plus chaud de cette fin de saison dans le bas de tableau. L'égalisation fut signée Mohammed Fofana à la 89e minute, à la reprise d'un centre venu du bord de la ligne, signé Ebondo, touché par Elmander puis la main de Yepes, expédié finalement dans le but de Landreau. Le soulagement toulousain et la douleur parisienne furent si intenses qu'une bagarre générale éclata entre les deux bancs, impliquant notamment l'adjoint d'Elie Baup Alain Casanova et Bernard Mendy. La commission de discipline devrait se pencher sur leur cas dans les jours à venir, et faire durer ce chaud duel un peu plus longtemps encore.
Toulouse, qui avait été foudroyé à la dernière seconde par Bordeaux il y a deux semaines (0-1), a frôlé d'un rien sa troisième défaite consécutive et un risque de relégation en Ligue 2 imminent. Les Violets n'ont pas connu cet échelon depuis la saison 2002-2003 et cela, manifestement, les travaille. Dans un match qu'ils avaient légèrement dominé en première période, ils avaient permis au PSG de croire en ses chances en réalisant un début de seconde période marqué par une fébrilité croissante. Une partie du mérite de l'ouverture du score revient à Pedro Pauleta. Sur le côté droit, il sut attendre une solution et effacer deux défenseurs d'une talonnade inspirée. Relais de Ceara, passe de Bourillon au coeur d'une défense atone, et l'action était convertie en but par un tir du droit de Mendy. Le PSG montrait ainsi douloureusement au TFC ce qui lui avait manqué, jusque là, pour transformer sa possesion de balle plus soutenue dans un océan d'approximation technique. Plus de soutien aux attaquants, plus de spontanéité dans les enchaînements, quelque chose - un tir cadré par exemple - pour inquiéter Landreau. Cela viendrait en toute fin de match avec un but de défenseur central.
Jusqu'ici, c'est bien l'isolement d'Elmander en pointe qui avait agacé un Stadium plein et peint en violet. C'est sur des actions individuelles de Mansaré ou des derniers gestes trop compliqués que le club toulousain avait, jusqu'ici, pesé face à une équipe assez solide, mais évidemment laborieuse. Sans Rothen ni Chantôme, le PSG n'était pas outillé pour créer durablement du jeu. Paul Le Guen, pour innover, avait décidé de chiper à Toulouse son organisation, un 4-1-4-1 avec libéro du milieu, Armand, en l'occurrence. L'habituel latéral gauche eut davantage d'influence pour rallonger le chemin du but aux Toulousains et jouer " avec les bras " - pour distribuer les consignes - que pour transformer Paris en sosie du Barça. Le coup est passé très près de réussir, malgré un équilibre d'équipe pour une fois plus évident. Le résultat confirme que la finale du bas de tableau n'en était pas vraiment une. Pour Toulouse, Paris et Lens cela se jouera à la dernière journée. Dans les dernières minutes, certainement encore. - Cé. Ro. (à Toulouse)


