Eurosport - sam, 03 mai 23:56:00 2008
Les Sochaliens ne sont toujours pas assurés du maintien après leur triste match nul (0-0) face à la lanterne rouge messine à Bonal. Avec cinq points d'avance sur le premier relégable (Paris Saint-Germain), les Lionceaux devront prendre un point sur les deux derniers matches.
Seul match sans véritable enjeu à l'aube de la 36e journée, ce Sochaux-Metz devait pourtant "assurer mathématiquement le maintien " au club doubiste selon son entraîneur Francis Gillot. Pour cela, il était nécessaire de l'emporter face à Metz, lanterne rouge et déjà assuré de retrouver la Ligue 2 la saison prochaine, un an après l'avoir quittée. Les Lionceaux, en mal d'inspiration et de velléités offensives, n'ont pu faire mieux qu'un match nul (0-0) et doivent repousser à plus tard leurs rêves de maintien. La formation d'Yvon Pouliquen, qui souhaitait "terminer la saison du mieux possible", a fait preuve d'une solidité défensive nouvelle, encourageante pour la saison prochaine.
Francis Gillot appelait à "la prudence" peu avant ce match. "Il ne faut pas penser que ce sera un match facile, cette équipe messine peut parfois être surprenante. Elle a quand même bougé Lyon en Coupe de France, avant de s'incliner ", relevait l'ancien entraîneur lensois. Force est de constater que son analyse aura plutôt juste au regard d'un match dominé par les locaux mais où les meilleures occasions ont été à mettre au crédit des visiteurs. Arrivé à Sochaux le 30 décembre 2007, avec cinq points de retard sur Lille, alors premier non-relégable, Gillot est tout de même très proche de remporter son pari, à savoir garder le club du président Plessis en Ligue 1. Il faudra quand même encore patienter un peu.
Pjanic touche du bois
Les Sochaliens ne pointent qu'à l'avant-dernière place à domicile avec 18 points marqués sur leur pelouse (en comptant le match de ce soir), juste devant... le FC Metz. Bonal n'a donc pas connu beaucoup de grands moments cette saison et cette rencontre n'a pas fait exception à la règle. Le forfait de son meilleur attaquant, Melvut Erding (11 buts), blessé à la cheville à l'entraînement vendredi, n'a pas rendu la partie facile à une équipe toujours aussi timorée sur sa pelouse fétiche. Sochaux et Metz se sont livrés à un florilège d'erreurs techniques et d'approximations offensives, notamment dans la dernière passe. Rien d'étonnant alors d'entendre les sifflets nourris de Bonal à la fin de la rencontre.
Pourtant, après une première période insipide, le latéral droit de Sochaux, Stéphane Pichot, annonçait la couleur. "On n'arrive pas à se lâcher", concédait-il. "Il faudra forcer la décision en seconde période avec l'objectif de ne pas prendre de buts", avançait l'ancien joueur du PSG. Malheureusement pour Bonal, ce sont les visiteurs qui ont fait le show. Bien aidés par un pressing haut et intense, les joueurs d'Yvon Pouliquen ont considérablement gêné la relance doubiste et Stéphane Dalmat en particulier qui, en relais au milieu, a bien orienté le jeu sans toutefois se montrer décisif.
Par trois fois, le jeune Luxembourgeois Miralem Pjanic (18 ans) a fait trembler le staff sochalien. Coup sur coup il touchait du bois. D'abord sur un centre vicieux que Richert dévie sur sa barre (47e) puis sur un coup franc de 30 mètres que Richert est tout heureux de voir échouer de nouveau sur son cadre. Plus tôt déjà, le milieu de terrain lorrain avait affolé la défense franc-comtoise d'un lob astucieux mais Jokic sauvait la baraque sur sa ligne (3e). Son transfert est évalué à 10 millions d'euros, on comprend mieux pourquoi. Au milieu de ce match morose, Sochaux s'est montré trop approximatif et peu ambitieux. Kandia Traoré, recruté en janvier, et meilleur buteur de Ligue 2 la saison passée, a montré de nouveau ses limites, peu aidé il est vrai par ses camarades, désireux de préserver leur but inviolé. L'opération maintien des Lionceaux n'est pas encore terminée, mais avec cinq longueurs d'avance sur le PSG, premier relégable, Francis Gillot est en passe de réussir son pari, lui qui se qualifiait de "maso" avant de prendre en main le destin du dernier vainqueur de la Coupe de France.
LA DECLA : Yvon Pouliquen (entraîneur du FC Metz)
"L'équipe ne lâche pas. C'est un état d'esprit qu'il faut mettre en avant ce soir. On a souffert en seconde période, surtout pour ressortir proprement les ballons, mais nous avons été ambitieux. Dommage que Laurent Agouazi se blesse car je voulais tenter quelque chose à vingt minutes de la fin du match en remettant du sang neuf."
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