Eurosport - mar, 03 juin 12:28:00 2008
Au terme d'un match au scénario invraisemblable, Pittsburgh s'est imposé à Detroit lundi (3-4, après 3 prolongations) pour rester en vie. Les Pens sont certes toujours menés 3-2 dans cette Coupe Stanley 2008, mais le momentum est désormais de leur côté. Detroit pourra-t-il s'en relever?
---------- COUPE STANLEY 2008 ----------
MATCH 5 : DETROIT-PITTSBURGH: 3-4 (ap. 3 prolongations)
Detroit mène la série 3-2.
35 secondes. Detroit est passé à 35 secondes de son 11e titre. Si les Red Wings finissent par se faire souffler le trophée par Pittsburgh, ces 35 secondes leur resteront à jamais en travers du gosier. Detroit menait donc 3-2, après avoir survécu à une entame de match catastrophique (2-0 pour Pittsburgh à la fin du premier tiers). Dans la toute dernière minute de jeu, dans une ambiance de feu, la fête était en marche, jusqu'à ce que Max Talbot n'égalise, plongeant le public de la Joe Louis Arena dans la consternation.
Et la foule du Michigan n'avait encore rien vu. Au terme d'une triple prolongation épique, offrant 50 minutes de rab, Petr Sykora, sur un jeu de puissance des Penguins, marquait le but victorieux pour Pittsburgh. Incroyable scénario, franchement cruel pour les hommes en rouge. "Passer si près, comme ça, c'est vraiment très dur pour nous. Mais ce sont les playoffs, c'est la Coupe Stanley, et ce n'est pas supposé être facile", a commenté après le match Mike Babcock, le coach de Detroit.
Enorme Fleury
Certes, les Red Wings mènent encore trois victoires à deux. Mais comment leurs vieilles jambes vont digérer cette interminable partie? Sans compter le facteur psychologique. La jeune garde de Pittsburgh, elle, se voit offrir un fabuleux coup de booster dans cette finale. "On voulait juste gagner ce match, pour rester en vie. Mais la façon dont nous l'avons gagné change tout, psychologiquement. Maintenant, nous sommes peut-être en route pour quelque chose d'extraordinaire ", s'enflamme Petr Sykora.
Un Sykora habitué à jouer les héros en prolongation. En 2003, il avait mis fin à une des plus longues porlongations de l'histoire de la NHL, en marquant dans la septième période du match face à Anaheim, qui était alors entrainé par... Mike Babcock. Marc-Andre Fleury restera comme l'autre héros de cette folle partie pour Pittsburgh. Le gardien des Pens s'est montré exceptionnel devant son filet, particulièrement durant la prolongation, au cours de laquelle il a signé 24 arrêts en à peine 50 minutes. Sous la pression, il n'a jamais craqué, finissant par écoeurer les atatquants de Detroit.
Voilà donc cette Coupe Stanley 2008, si longtemps à sens unique, appelé à entrer dans la légende. Intrinsèquement, Detroit demeure l'équipe la plus solide, la plus complète, la plus expérimentée. En un mot, la plus forte. Mais les répercussions encore difficiles à cerner de ce match 5 pas comme les autres change forcément la donne pour tous les acteurs. Pittsburgh revient de loin. Et Detroit n'a finalement eu qu'un tort: laisser entendre, même sans le dire, que cette histoire était déjà pliée. "En arrivant à Detroit, nous avons entendu les parades, les célébrations, le fait qu'ils avaient tous fait venir leur famille des quatre coins du monde pour fêter le titre. Ca ne nous a pas plus ", sourit Brooks Orpik, le défenseur des Pens. Désormais, Detroit, plus personne ne pense à faire la fête...
Commentaires 1 - 1 de 1
Je suis dégouté de m'être endormi devant le match!!!!! pffffff
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