Eurosport - ven, 03 juil 15:35:00 2009
41 Français seront au départ du Tour de France samedi à Monaco. Pas un n'a une chance de ramener le maillot jaune à Paris. Aucun d'entre eux n'en a d'ailleurs la prétention. Le général, c'est pour les autres. Mais ils veulent néanmoins peser sur la course. A leur manière.
Certains d'entre eux n'étaient même pas nés quand Bernard Hinault a remporté son cinquième et dernier Tour de France, en 1985. Le dernier succès du Blaireau, mais surtout la dernière d'un coureur français. Depuis, le Breton attend un héritier. Il attendra une année de plus, soyez-en sûrs. En 2010, on pourra "célébrer" un quart de siècle de disette. Une éternité, à l'échelle de l'histoire du Tour. Depuis la si cruelle deuxième place de Laurent Fignon, pour huit secondes, en 1989, plus aucun coureur français n'a été en position de ramener le maillot jaune à Paris. Certes, Richard Virenque a lui aussi fini à la deuxième place en 1997. Mais le Varois, distancé de plus de neuf minutes par Jan Ullrich, n'a entrevu la victoire que de très loin.
Il y a longtemps que le spectateur français, qu'il soit assidu des choses du cyclisme ou amateur occasionnel du mois de juillet, a fait le deuil de ses rêves dorées. Deux générations entières sont passées? Le Tour, dans des conditions parfois obscures, a cédé aux avances de quatre Espagnols, un Danois, un Irlandais, un Italien, deux Américains et un Allemand, tournant obstinément le dos aux siens. La faute à qui? La faute à quoi? Les causes sont multiples. Mais les premiers concernés sont aussi les premiers fautifs, notamment lors des dix dernières années, au cours desquelles le fossé s'est encore creusé entre l'élite française et le gratin mondial. "C'est vrai qu'on a mis l'accent sur le plaisir, et peut-être moins sur les résultats", concède Marc Madiot, directeur sportif de la Française des Jeux, en guise de mea culpa que beaucoup pourraient reprendre à leur compte.
Retrouver la culture du haut niveau
Les grands anciens n'ont pas manqué de fustiger une certaine forme d'abattement, reprochant aux Français de se retrancher derrière l'argument du dopage. Argument pas forcément recevable. D'abord parce que certains des plus grands scandales de ces 15 dernières années ont impliqué des coureurs ou des équipes françaises, à l'image des affaires Festina ou Cofidis. La vision parfois manichéenne (les méchants coureurs étrangers tous dopés face aux gentils français tous propres) du peloton national a beaucoup nui à ce dernier. Bernard Hinault a reproché à ses héritiers, parfois maladroitement, de ne pas s'entraîner suffisamment, ce qui lui a valu une cote d'amour réduite chez la génération actuelle. Laurent Jalabert, nouveau sélectionneur de l'équipe de France, fustigeait récemment "l'absence de culture du haut niveau des Tricolores. "Cette période est révolue. Il faut à nouveau des résultats", prône d'ailleurs Madiot.
Peu à peu, les Français redécouvrent l'ambition. Même conscients de leurs limites, ils veulent faire la course et ne plus la subir. Jusqu'ici, 2009 constitue un exercice plutôt encourageant. On a vu du bleu, blanc, rouge à l'honneur sur Paris-Nice, sur Tirreno ou sur les routes du Dauphiné, avec des victoires d'étapes à chaque fois. Outre le maillot à pois pour certains (Moncoutié, Chavanel), ce sera encore l'objectif principal sur le Tour de France, car le mot d'ordre est clair: le général, on s'en fout ! Celui-ci ne vaut le coup d'être joué que si on peut jouer la première place. En se dépouillant, à la pédale, un Moncoutié pourrait rentrer dans les 15 premiers. A quoi bon? Ce qui intéresse le Lotois, comme tant d'autres, ce n'est pas de suivre, surtout de loin, mais de gagner. Samuel Dumoulin, vainqueur de l'étape de Nantes l'année dernière, est catégorique à ce sujet. "Il vaut mieux remporter une étape que de finir 15e dans l'anonymat, juge le petit puncheur de Cofidis. Les retombées médiatiques sont plus importantes, l'émotion aussi, même si, en terme de performance physique pure, il est plus dur de terminer dans les 20 premiers d'une course comme le Tour de France."
Rous: "Des espoirs, ça ne suffit pas"
C'est donc avec ce secret espoir d'être le numéro un d'un jour que les Français prendront le départ. Mais il ne suffit pas de vouloir gagner une étape pour y arriver. Tant de prétendants pour un seul élu chaque jour... Thomas Voeckler résume bien la situation: "Moi, je ne suis ni grimpeur ni rouleur ni sprinter. J'appartiens à une catégorie de puncheur-baroudeur. Mais c'est un peu une catégorie par défaut", explique l'Alsacien avec une grande lucidité. "Ca veut dire que moi, reprend-il, pour gagner une étape, je dois prendre des risques, être offensif. Mais on n'est jamais sûr de rien. Parfois, on cible une étape et on ne fait rien. D'autres fois, on n'avait pas prévu d'attaquer et on se retrouver devant à jouer la gagne. Il faut savoir être opportuniste. Et avoir un peu de réussite. " Mais il faut aussi la provoquer. Voeckler peut en témoigner, lui dont l'audace, un jour pluvieux de l'été 2004, lui a permis de vivre une moitié de Tour en jaune et de devenir une figure populaire aux yeux du public.
Voilà bien l'autre enjeu, parfois pesant, du Tour de France pour les Français. Ils le savent, leur saison sera partiellement jugée à l'aune des trois prochaines semaines. "C'est vrai, on ressent une grande attente pendant le Tour de la part du public et des médias. En même temps, je le comprends. Moi, quand je regarde Roland-Garros à la télé, je regarde d'abord les performances des Français. Et quand ils sont éliminés, ça n'a plus tout à fait la même saveur. C'est de bonne guerre", avoue Voeckler. Cette faculté à répondre aux attentes entre justement dans le processus de culture du haut niveau dont parlait Jalabert. Elle en est même une composante indispensable, notamment chez les jeunes, à qui il faut insuffler cette mentalité. Le directeur sportif de Bbox Bouygues Telecom, Didier Rous, qui était encore de l'autre côté du miroir il n'y a pas si longtemps, ne dit pas autre chose: "Des espoirs, ça ne suffit pas. On en a vu passer dans le cyclisme français ces dernières années. Puis à 25-26 ans on les a gardés dans de petit cocon. Résultat, quand il a fallu mettre en route à 27-28 ans ils avaient perdu les bases. Et les bases, c'est quoi? L'envie, le coté guerrier, l'amour de l'entraînement et du travail. Alors, oui, il faut les préserver. Mais il faut aussi les pousser. Il faut qu'ils osent et qu'ils en veulent. Il faut qu'ils fassent des conneries parce que c'est comme ça qu'on grandit et qu'on apprend. " Il leur faut une mentalité à la Hinault, en somme.
Commentaires 1 - 17 de 17
post 14/ we are in FRANCE, you speak french, ok. j'ai déjà entendu çà quelque part.
ben je vois qu'on critique les francais du tour de france avec la dernière victoire sur le tour datant de 1986, mais je tiens a signaler que le derneir vainqueur francais a roland garros date de 1983
Vous ne pouvez pas vous plaindre, ce tour est fait pour que j'il ai gagné un français. Il faut seulement voir que les étapes de montagne ne finissent pas dans le sommet, leur reste toujours une marge de 30 Kms de baisse et ainsi il ne peut pas y avoir des différences. Vivez la conduite antisportive.
Ah!, certes, le Compteur n'est pas dopé, le Tailleur et Peréiro, que je vous connais déjà et aussitôt que vous voyez qu'il n'y a pas de français entre les 5 premiers, vous commencerez à dire ces vilenies.
Un salut et bon Tour.
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c'est assez logique que les français ne gagnent pas, parce que le français en général est assez grognon, il adore le confort, il n'aime pas souffrir, bref tous les défauts qu'il ne faut pas avoir quand on veut gagner au plus haut niveau.
Les français n'ont pas moins de talent que les autres, ils sont juste fainéants
post 9 , peut etre pas de dopés ça j en mettai pas ma main à couper mais le pire c est que les francais qui prennent sont même pas foutu de gagner alors là y a un problème
Jean.odile c'est en effèt un peu le problême que je met en parti sur le dos de la flambé du prix des vélo et équipements, parcequ'une licence de foot pour une famille nombreuse ça ne coute rien alors que le vélo est devenu un sport chère en investissement surtout pour un adolescent qui vise la compétition si les parents n'ont pas les moyens c'est très compliqué. Un bon vélo de comptétition en solde c'est au moins 2000€, tu rajoute des bonnes chaussures à 150€... voila l'addition à la fin pour un sport anciennement dit populaire. D'ailleur la presse spécialisé condamne de temps et temps des prix éxorbitif.
c est vrai qu on a pas de dopés!!! non dites moi c est vrai qu on a pas de dopés , c est pas possible pas les français !!!!!!! pas comme C.L'hotellier? rassurez moi
post 8 d accord avec toi mais qu un jeune pas trop connu t annonce juste qu il vise une victoire d'étape c est déjà très bien mais là on parle de chavanel soi disant le meilleur français
"manque d'ambition , pas de culture de la gagne, pas de gnac" ...
ouais, ou pas de dope... !
tout à fait d'accord avec totmeybrat post5. Si j'étais propriétaire d'une équipe et que l'un de mes coureurs m'annonce : "je vise une étape". Je lui réponds de suite : "dégage". Je préfèrerais embaucher des petits jeunes aillant la gnak que des gars qui veulent juste gagner une étape.
Je sais que je suis un peu rêveur mais je serai déja satisfait de voir un français dans les 10 premiers. N'oublions pas qu'au Giro le meilleur français était à 2H00 du premier.
BERNARD HNAULT EST LE DERNIER A AVOIR GAGNE LETOUR .AVANT LE TOUR C'ETAIT LES FRANCAIS ITALIENS ESPAGNOLS BELGES MAINTENANT TOUTES LES NATIONS DU MONDE DONC C'EST PLUS DUR..POUR LES FRANCAIS C'EST COMME LE FOOT ...... VOUS CONNAISSE DES JEUNES QUI FONT DU VELO NON........DU FOOT OUI.. ALORS ........AVEC RIEN ONT A RIEN........
quelles ambitions ces français!!!!!!!!!!quand on voit que chavanel le meilleur français vise une victoire d'étape ça fait peur, on n est pas pret à voir un français vainqueur du tour
ça résume bien l'état d'esprit de nos coureurs , manque d'ambition , pas de culture de la gagne, pas de gnac
2 : il faut que tu révises
dernière victoire d'Hinault 1985
Fdernière victoire de Fignon 1983
desole post 2 mais figon a gagner en 83 et 84 ; hinault n'étais toujours pas à la retraite puisqu il a gagner en 85 et qu en 86 il y etais aussi , victoire de lemond et ils etaient de la même équipe donc evites de raconter des conneries
C'est faux,depuis que bernard hinault à arrêté sa carrière,Laurent Fignon à gagné deux fois le tour de france.Mais j'en convient c'était déja il y a un moment.
bonjour a tous je suis fan de tour de france mais je pose une question pourqoui depuis le coureur frnaçais bernard hinault jusqu'a maintenant na pa un seul français na pa gagné le tour. merci hami de l'algerie (blida)
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