La nouvelle saison de Ligue des Champions démarre mardi. Les deux clubs tricolores engagés dans la compétition se préparent à un parcours rude. Beaucoup de choses les opposent, mais pendant près de trois mois, leur destin pourrait suivre une courbe similaire. Novice en la matière, Beauvais se déplace à Vienne. Si Paris a l'habitude des joutes européennes, le tirage ne l'a pas gâté. Le triple champion en titre de Pro A affronte Piacenza, finaliste l'an dernier.
Un beau cadeau. Pour sa sixième saison dans l'élite nationale, Beauvais va découvrir la plus prestigieuse des scènes européennes. En récompense d'une progression constante, de deux années abouties, et surtout en conséquence d'un parcours fracassant en Coupe de France. Les mois ensoleillés passés, l'automne et sa monotonie ont repris le dessus au Bouc. Le trophée acquis début mars, le premier dans l'histoire du club, paraît bien loin. Comme s'il avait quitté les étagères du club en même temps que l'ossature de l'équipe. Les traits du club de l'Oise ont beaucoup changé à l'intersaison. Les résultats, aussi. Depuis l'ouverture de l'exercice 2008/2009 de Pro A, les joueurs d'Alain Dardenne n'ont presque que connu la défaite. Quatre de suite, avant de réagir le week-end dernier contre Montpellier (3-1). Un premier succès qui tombe à pic.
Paris d'emblée dans le très grand bain
La montée en puissance de Pavel Bartik, transfuge de Toulouse, aussi. Le rendement du Slovaque augmente, fruit d'un système qui fonctionne mieux, et d'une équipe qui semble en train de trouver ses marques. Les repères, justement, Beauvais en manque à l'heure d'aller affronter Vienne. Le club n'a jamais goûté à la chaude ambiance de la C1, sa pression. Ses constats d'impuissance, parfois. Dans cette route vers l'inconnue, le Bouc dispose toutefois de deux atouts : aucune pression ne pèse sur ses épaules, et son groupe (Vienne, Trentino, Bled) n'est pas le plus compliqué. Si les Italiens se trouvent plusieurs crans au-dessus, et si les priver de la 1re place semble impossible pour les différents membres du groupe, viser la qualification pour les huitièmes de finale n'a rien d'utopique. À condition de soigner le résultat de Vienne. C'est là que se dessinera, déjà, l'avenir de Beauvais.
La Ligue des Champions, Paris connaît. L'équipe de Mauricio Paes est une habituée, grâce bien sûr à ces multiples titres de champion de Pro A. Pour sa troisième saison de suite en C1, elle s'avance pourtant avec peu de certitudes. Son bagage et son début de saison (4 victoires pour 1 défaite) ne sont pas en cause. C'est le niveau de son groupe qui prête à l'inquiétude. Le champion en titre, Kazan, son adversaire en finale, Piacenza, ainsi qu'Apeldoorn, figurent au calendrier parisien. L'objectif du club ? «Faire évoluer l'équipe et la tester au plus haut niveau», explique Paes sur le site de la LNV. La qualification reste toutefois à portée, puisque les quatre meilleurs 3e se verront offrir un billet pour la suite de l'épreuve. Et même si «Piacenza, sur le papier, il n'y a pas photo», dixit Paes, la victoire obtenue à Poitiers laisse le PV sur une dynamique positive. Malgré l'absence sur blessure de Jiri Novak. «Cette équipe est train de se construire et la victoire à Poitiers peut y contribuer, estime l'entraîneur parisien. Il y a assez de volonté et talent dans ce groupe pour embêter Piacenza. Il faut que les joueurs croient en eux». - J.Te.


Commentaires 1 - 1 de 1
tout a fait d accord
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