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Ligue des champions: Marseille devant un mur suisse, mardi

mar, 03 nov 14:54:46 2009

MARSEILLE (AFP) - Après avoir buté contre le mur de Toulouse samedi en championnat, Marseille s'apprête à vivre un scénario similaire mardi lors de la réception de Zurich en Ligue des champions, où son avenir nettement compromis passe par une victoire impérative.

L'OM traîne comme un boulet son entame ratée dans cette épreuve: deux défaites consécutives, au Vélodrome contre le Milan AC (1-2), puis à Madrid contre le Real (0-3). Ces deux ténors sont logiquement en tête du groupe C.

La troisième sortie au Letzigrund de Zurich fut enfin la bonne. Face à l'adversaire présumé le plus faible du groupe, la formation de Didier Deschamps a fait le métier, sans briller, mise en danger parfois, mais avec application et sans prendre de but. Une courte victoire (0-1) qui lui offre encore le droit de croire en son étoile et d'atteindre l'objectif fixé par les dirigeants, une qualification pour la 2e phase.

L'affaire demeure néanmoins compliquée - elle passe par un exploit à San Siro et/ou contre le Real au Vélodrome pour le dernier match - et malgré un recrutement estival ronflant, l'OM pourrait bien se retrouver au pain sec de l'Europa League, sa consolante depuis deux saisons.

Au moment où les deux autres clubs français Bordeaux et Lyon hument de très près l'air des 8e de finale, il y aurait là de quoi ressasser plus durement encore son échec.

Mais avant donc de quêter l'exploit, il s'agit d'abord pour l'OM de laisser Zurich derrière lui.

Sur le papier, la tâche semble plutôt aisée. Au vu de la prestation marseillaise samedi contre le bloc toulousain en championnat, le doute est cependant permis.

Devant une équipe réduite à 10 dès la 8e minute, Marseille s'est en effet très longtemps enlisé, sans vivacité ni liant, l'imagination en berne, affichant une impuissance déjà entrevue lors de certains matches précédents sur sa pelouse où les visiteurs ont pris l'habitude de se servir comme à la maison.

En 5 matches de championnat, l'OM ne s'y est imposé que deux fois, concédant deux nuls et une défaite. Résultat samedi: un match nul poussif (1-1) et un discours général frisant la méthode Coué. Sur le mode: il n'y a pas de raison de s'inquiéter sur le fond, au vu du nombre d'occasions.

A priori, Zurich ne devrait guère s'afficher au Vélodrome la fleur au fusil, même si l'attaquant marseillais Mamadou Niang se dit convaincu qu'en Ligue des champions, "les adversaires viennent au Vélodrome pour jouer au ballon", là où, en championnat, ils "viennent chercher le nul ou placer deux, trois contres dans le match".

La formation alémanique tentera plutôt de préserver vivace son espoir d'une qualification en Europa League, qui n'a en rien l'odeur de l'échec de ce côté-ci des Alpes. Un match nul constituerait dans cette optique une note satisfaisante. "Nous pouvons encore rêver", disait le coach suisse Bernard Challandes après la défaite du match aller.

Auteur d'un exploit retentissant lors de la 2e journée et sa victoire à Milan, Zurich devrait sans doute "bétonner" son "rêve". Sur ce que l'OM a montré samedi, l'opération dynamitage n'est pas gagnée.

 

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