Malgré les absences de Gerrard, Fabio Aurelio et Johnson, Rafael Benitez assure que son équipe sera «compétitive». «On verra un grand Liverpool», promet Kuyt.
Rafael Benitez a l'art d'esquiver les questions qui fâchent. A chaque sujet sensible -les critiques autour du non-remplacement d'Arbeloa et Xavi Alonso cet été notamment-, l'entraîneur de Liverpool s'est retranché derrière le nombre de blessés qui gangrènent son effectif. Il n'a pas tout à fait tort. Au plus fort de la crise, l'Espagnol a recensé 14 blessés ou malades. Contre Lyon, mercredi, c'est amputé de Gerrard, Fabio Aurelio et Johnson que les Reds se présenteront. On ne parle même pas des incertitudes qui règnent toujours autour de Aquilani, Agger et surtout Torres, handicapés par un virus et divers pépins physiques. «Mais rassurez-vous, on sera bien onze sur la pelouse», arrive tout de même à plaisanter le technicien.
Torres «va de mieux en mieux»
Dans ce contexte difficile -Liverpool n'a gagné qu'un seul de ses sept derniers matches-, c'est autour de l'état de santé de Fernando Torres que la plupart des questions était dirigée. L'international espagnol, touché aux adducteurs, est sorti à l'heure de jeu contre Fulham (63e). Il souffrirait d'une «hernie du sportif», selon Benitez qui s'est entretenu avec le médecin du club. «Parfois il ressent des douleurs, parfois non. J'avais discuté avec lui après Manchester, il m'avait dit qu'il ressentait le besoin de se reposer. Aujourd'hui, il va de mieux en mieux». Son temps de jeu mercredi à Gerland reste conditionné à ses douleurs, précise l'entraîneur. «Contre Manchester, il était à 80% et il a marqué. Tout dépendra de comment il se sent».
Liverpool l'a déjà fait
Avec ou sans Torres, Liverpool n'a plus le choix. Sa troisième place du groupe, à six points de l'OL, le met sous pression. «On aime ça et on la gère, s'exclament Kuyt et Benitez. On est confiant». Parce que le bilan des Reds contre les clubs français (14 victoires, 8 défaites et un nul) doit «être une source d'inspiration», dit le Néerlandais. Parce que Liverpool a déjà renversé des situations bien plus compromises. Il y a deux ans, Carragher et ses équipiers avaient accédé aux huitièmes après avoir terminé les matches allers de la phase de poule avec un seul point au compteur. «On a toujours été très fort quand on s'est retrouvé dos au mur, rappelle Benitez. C'est à ça qu'on reconnaît les grandes équipes». Comme Liverpool en est assurément une, Lyon ferait bien de se méfier. - Emery TAISNE (à Lyon)





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