« Alain Perrin est peut-être allé un peu vite en besogne ». Gervais Martel juge prématuré l'annonce faite par l'entraîneur de l'Olympique Lyonnais au sujet de l'arrivée de Nadir Belhadj à Lens. Si le président du club artésien ne cache pas son intérêt pour l'international algérien, il assure que le transfert « n'est pas encore conclu ». « On discute toujours », nous a-t-il confié. « Je reste malgré tout positif. J'espère que ça aboutira d'ici le début de la semaine prochaine ». « C'est imminent. Vu comment les négociations sont avancées, j'espère même que ça se fera dès demain », déclare de son côté Belhadj, qui s'est déjà mis d'accord avec les dirigeants lensois sur un contrat de trois ans et demi. « Il n'y a plus que quelques formalités à régler entre les deux présidents ».
L'ancien Sedanais ( Photo L'Equipe ) se dit, par ailleurs, « soulagé » à l'idée de pouvoir enfin « retrouver du temps de jeu », lui qui n'a été titularisé qu'à trois reprises cette saison. Il précise cependant qu'il « ne quitte par l'OL en mauvais termes ». « Même si je n'ai pas beaucoup joué, j'ai beaucoup appris ici en six mois. J'ai pu fréquenter de grands joueurs comme Juninho ou Karim Benzema. J'ai également découvert l'ambiance de la Champion's League. J'espère que j'arriverai à mettre en pratique cette expérience lorsque je rejoindrai le RCL. En ce moment, ils ne sont pas très bien au classement. Mais je suis persuadé qu'avec les joueurs qu'ils ont, ils vont rapidement se sortir de cette zone. On va tout faire pour en tout cas ».
«Lens comme Sedan en plus grand»
Egalement courtisé par l'Olympique de Marseille, qui a finalement recruté l'Argentin Juan Angel Krupoviesa, et Hambourg, le latéral gauche explique que la perspective de retrouver son club formateur a joué un rôle déterminant au moment de choisir sa future destination. « C'est un club que je connais bien. L'adaptation sera plus facile », explique-t-il. « En plus, je me voyais mal partir à l'étranger au beau milieu de la saison, surtout avec la barrière de la langue. Au moins, à Lens, je ne serai pas dépaysé. Ça me rappelle Sedan, mais en plus grand. C'est à la fois un club ambitieux et familial. Même si je n'ai eu aucune assurance d'être titulaire de la part des dirigeants, la concurrence ne m'effraie pas. Je viens pour jouer, avec une grosse envie de réussir ». - E. T.

