Eurosport - lun, 04 févr 11:50:00 2008
Vainqueur tranquille de Monaco (3-1), Marseille n'a pas tremblé pour assurer sa place en huitièmes de finale de la Coupe de France. Les Olympiens, victorieux grâce à des buts de Valbuena, Grandin et Cissé, affronteront le Petit Poucet de l'épreuve, Carquefou, au tour suivant.
COUPE DE FRANCE - 8E DE FINALE
MARSEILLE - MONACO : 3-1
Buts: Valbuena (6e), Grandin (10e), Cissé (61e) pour Marseille - Bakar (69e) pour Monaco
Allez, on veut bien prendre les paris : cet OM là risque de faire très mal d'ici la fin de la saison. En domptant très nettement Monaco (3-1), les Marseillais se sont qualifiés pour les huitièmes de finale mais surtout, ils ont envoyé un vrai message au reste de l'hexagone. Car plus que le score, c'est la manière qui interpelle. Pour être franc, on n'a pas le souvenir d'une aussi nette démonstration collective d'une équipe française cette saison. On exagère ? Rien n'est moins sûr, si ce n'était la fragilité de l'opposition monégasque qui renvoie comme souvent à l'interrogation sur la force du vainqueur ou sur la faiblesse du vaincu.
Il n'empêche ! Par sa fluidité, son inspiration, sa vitesse et sa justesse, le jeu phocéen en aurait estourbi beaucoup d'autres. "Avec un peu plus de réussite, ça aurait pu être la même addition que face à Caen (6-1)", glissait même Gerets très satisfait, une vraie rareté. Valbuena est très en verve en ce moment, on le savait. Nasri est enfin de retour à son (très haut) niveau, on s'en doutait. Ce qu'on ne savait pas en revanche, c'est qu'Eliot Grandin figure d'ores et déjà une nouvelle arme offensive de haute volée. Comme celle qu'il expédiée dans les filets sur le deuxième but pour une entrée en matière pétaradante. Oui, cet Olympique de Marseille a sans doute de beaux jours devant lui.
Un match plié d'entrée
En face, à Monaco, le recrutement du mercato a encore renforcé l'accent latino de l'équipe de la Principauté. Sur le terrain, ça ne s'est pas vu sauf si cela signifie un jeu lent, sans cohérence et sans volonté. En fait, c'est plutôt Marseille qui s'est mué en équipe sud-américaine, dans le bon sens du terme. Certaines séquences ont réellement réchauffé un Stade Vélodrome glacé par le mistral. Les premières piques furent gagnantes. Comme cet échange entre Nasri et Grandin pour un centre impeccable vers le plat du pied appliqué de Valbuena. Ou encore cette reprise acrobatique victorieuse de Grandin dans la foulée du premier but. Dix petites minutes et le match était déjà plié.
Quoique... La question de la qualification réglée en deux coups de cuillère à pot, l'OM a profité des quatre-vingt minutes restantes pour parfaire la représentation. Comme sur cette tête non cadrée de Cissé (peut-être le moins en verve en attaque) après un amour de centre de Cheyrou, exceptionnel aux côtés de Cana dans l'axe. Ou comme sur ce petit lob astucieux de Nasri, sauvé sur sa ligne par Bolivar. De quoi préparer le troisième but olympien par Cissé vigilant sur la faute de main de Ruffier. En face, seul le très prometteur Bakar est parvenu à créer des différences, justement récompensé par un but anecdotique dans le scénario. Dés le début, Marseille en avait écrit la fin. La suite de l'histoire s'écrira Carquefou.
LA DECLA : Eric Gerets (entraîneur de Marseille)
"Nous avons appris qu'il ne fallait pas commencer le match comme le dernier contre Caen... (où l'OM était mené 1-0 dès la 2e minute et aurait d l'être 2-0 sans une erreur d'arbitrage, ndlr). Nous avons vraiment été dans le match dès le début. Et avec un peu de réussite, le score aurait pu être similaire à celui contre Caen (6-1), car nous avons eu plusieurs occasions nettes. Il ne serait pas correct de citer un joueur en particulier (interrogé sur Grandin, ndlr), car c'était vraiment un travail d'équipe. La plus grande satisfaction, c'est que les joueurs commencent à prendre du plaisir en jouant comme cela. Sur 90 minutes, il y a eu 70 très bonnes minutes. Ce système en 4-4-2 est celui où nous sommes capables de faire le plus de mal à l'adversaire".