Eurosport - sam, 04 avr 13:32:00 2009
A l'amorce de la semaine la plus importante de sa saison, Tom Boonen est prêt. Même s'il a été quelque peu chahuté cette semaine par Filippo Pozzato, le Belge se veut résolument optimiste alors que se profile sa course, le Tour des Flandres.
Tom Boonen n'a pas raté son début de saison mais il semble tout de même moins souverain que d'habitude sur les routes flandriennes alors que s'ouvre la semaine marquée par son triple objectif de la saison (Tour des Flandres, Gand-Wevelgem, Paris-Roubaix). La faute à un certain Filippo Pozzato qui l'a vaincu avec brio à Harelbecke avant de le piéger intelligemment dans la première étape des Trois Jours de La Panne. Le Belge, vainqueur au Qatar au mois de février et impérial, tout début mars, à l'arrivée de Kuurne-Bruxelles-Kuurne, affiche pourtant une forme plus que satisfaisante mais l'image inhabituelle de son sprint manquée face au plus "flandrien" des Italiens à l'arrivée du GP E3 sur lequel il s'était imposé quatre fois consécutivement entre 2004 et 2007, a fait couler beaucoup d'encre outre-quiévrain.
"Mon dérailleur a fait sauter ma chaîne sur le onze dents au lieu du treize sans doute à cause de toute la boue qui a éclaboussée la mécanique. Mais je ne dois pas chercher d'excuses. Je n'aurais jamais dû perdre ce sprint et pourtant c'est ce qui s'est passé" , tente d'expliquer Boonen. Cette semaine sur la route de Zottegem, il est de nouveau passé à côté au moment où la course s'est emballée. "Quand les Silence-Lotto et les Rabobank ont embrayé sur un secteur pavé juste avant le Berendries, Boonen s'est fait piégé. Après, il a essayé de rentrer avec deux ses coéquipiers. Ils sont revenus à 15 secondes de la tête mais n'ont jamais pu opérer la jonction. Comme quoi, des faits de courses comme ça peuvent aussi lui arriver", analyse Dominique Arnould, témoin privilégié de la mésaventure de l'ogre flamand depuis la voiture des Bbox Bouygues Telecom.
"Le grand favori"
Pas de quoi inquiéter le Campinois, qui s'estime à 100% de ses moyens à l'amorce du Tour des Flandres qu'il connait à la perfection pour l'avoir déjà remporté à deux reprises. "Toute ma préparation s'est très bien passée. Je me connais, je sais et je sens que je suis bien. Aussi bien que je l'espérais" , a-t-il ainsi déclaré vendredi à sa traditionnelle conférence de presse d'avant course. Jeudi, le protégé de Patrick Lefévère s'est abstenu de disputer les deux dernières demi-étapes des Trois Jours de La Panne pour "reconnaître une partie du tracé" du Tour des Flandres désireux de "voir d'un peu plus près les nouveaux tronçons".
Sans doute rassuré par l'aisance qu'il avait affichée la veille sur les pentes du Mont Kemmel, Boonen ne semblait pas s'en faire plus que ça au sujet du coureur de l'équipe Katusha que la presse flamande considère comme son principal rival. "Je place parmi mes adversaires prioritaires Filippo Pozzato, mais aussi Heinrich Haussler, les Rabobank et les Silence-Lotto." assurait-t-il avec une certaine malice, pas malheureux de voir le vainqueur du GP E3 endosser une partie de la pression qui lui sied toujours à cette période de l'année. L'Italien, coutumier des batailles d'intox et autres luttes médiatiques d'avant course, lui rend volontiers la politesse: "Boonen est le grand favori pour le Tour des Flandres. En plus, il a l'avantage de pouvoir compter sur une équipe très forte".
Le mythe de tout un peuple
Avec Kevin Van Impe, lauréat d'A Travers la Flandre la semaine dernière, et surtout Stijn Devolder, vainqueur sortant du Ronde, et Sylvain Chavanel, l'équipe Quick Step dispose en effet d'atouts majeurs dans son jeu pour épauler Boonen sur les monts et les pavés des Flandres. Si l'ancien champion du monde défaille ou s'il ne parvient pas à se défaire du marquage de ses adversaires, ses coéquipiers peuvent prendre la course à leur compte et permettre ainsi à leur leader d'attendre sagement dans les roues que la sélection s'opère. "Tout autant que la tactique de course, il sera important d'avoir beaucoup d'équipiers devant dans le final", explique à ce propos Boonen qui sait toute l'importance d'évoluer en situation de supériorité numérique au moment où la décision est susceptible de s'effectuer.
Car pour lui, plus qu'à un objectif, c'est au mythe de tout un peuple qu'il s'attaquera dimanche. Un mythe sans cesse à reconquérir pour tout "flahute" qui se respecte. "Tout le monde dans l'équipe rêve de gagner cette course. Du mécano au patron, en passant par les soigneurs ou le chauffeur du bus, tous sont focalisés vers ce but. Samedi soir, en arrivant à l'hôtel, je ressentirai un stress positif, pas de nervosité excessive. Je suis occupé avec ceci depuis longtemps. Et dimanche, en allant au départ, la pression montera d'un cran, avec le monde, l'ambiance, les adversaires...", a confié avec passion Boonen à nos confrères de La Dernière Heure. Dans ces conditions, on comprend qu'il ne veuille pas se rater. "Pour moi, ça reste la référence sur ce type de course. Quand il est à 100%, il est intouchable" , estime l'Allemand Heinrich Haussler. Confirmation avec le dénouement de cette grand messe du cyclisme dimanche à Meerbecke aux alentours de 17h ?
Commentaires 1 - 2 de 2
RIPHIPHY PARE POUR LA CRITQUE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
La plus belle et la plus dure des classiques avec Roubaix.
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