Battu à Nancy, Strasbourg ne peut désormais compter que sur un miracle pour rester en L1. D’autant que le club alsacien semble avoir démissionné en enchaînant une incroyable série de neuf revers consécutifs.
« Il nous faut gagner à Nancy si nous voulons évoluer à ce niveau la saison prochaine. Ce sera ardu, nous en avons conscience. Mais pourquoi ne pas rêver à l'exploit ? Après une si longue attente, cela peut peut-être nous sourire enfin. » Les ardents espoirs de Jean-Marc Furlan, recueillis sur le site du club la veille du match, ont été vains. Et ils ont été éteints en un peu plus d’un quart d’heure par l’AS Nancy Lorraine, samedi soir à Picot. La mise au vert de deux jours dans la région n’a donc pas servi à grand-chose. Et après avoir réussi un grand huit, Strasbourg a fait du neuf : neuf revers de suite. Le Racing, en abandonnant 27 points lors des neuf dernières rencontres, a complètement dilapidé l’avance gagnée en début de saison. Et s’est probablement offert un petit tour à l’étage inférieur, un an seulement après le retour en L1.
La défaite face à Metz à la Meinau voici deux mois n’était donc pas un simple accident. Ce revers face à la lanterne rouge a provoqué l’avalanche de revers. Les Strasbourgeois ne s’en remettront jamais. Loués pour leur jeu chatoyant en début de saison, les Bleu et Blanc ont coulé à pic, incapables de mettre le bleu de chauffe, à l’image de ce match perdu à Picot sans vraiment combattre. Furlan pointe du doigt le manque de coffre physique de ses joueurs, notamment de ceux découvrant la Ligue 1. Il pourrait tout aussi bien montrer du doigt son incapacité à remettre son équipe à l’endroit. Au sein du club, des dissensions profondes ont éclaté dans la sphère dirigeante entre pro-Furlan et anti-Furlan. Mais il est hélas trop tard. Le mal est fait.
Samedi à Nancy, Furlan et ses hommes ont montré qu’ils pouvaient jouer au ballon mais n’ont pas été capables de marquer. Encore moins doué pour défendre, laissant des largesses incroyables au marquage sur les buts adverses, le Racing a montré qu’il n’avait tout simplement pas le niveau Ligue 1. La semaine prochaine face à Caen, le club alsacien pourra peut-être demander des tuyaux aux Normands, eux qui ont validé leur ticket pour la L1 en sachant combiner période de beau jeu et moment où le résultat fut prioritaire sur la manière. Après une très mauvaise série, Dumas avait su remettre son équipe à l’endroit. Furlan n’a pas su (pu ?) le faire. Aujourd’hui, il faudrait un miracle pour éviter la relégation (double victoire et chou blanc pour au moins deux des trois clubs à 39 points) pour se sauver. N’en jetez plus. L’ascenseur est demandé.
Olivier DE LOS BUEIS

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