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Foot - L1 - TFC Fofana: «Douchez m'a engueulé»

dim 04 mai, 09h32


Buteur inattendu, samedi en fin de match contre le Paris-SG (1-1), le défenseur toulousain Mohamed Fofana (Photo L'Equipe) oscillait entre la déception de l'absence de victoire et l'euphorie d'une égalisation longtemps désirée. « On sait que ça va se jouer au dernier match. Dans nos têtes, ça ne change rien » souligne ce gaillard solide et rapide, dont Elie Baup ne peut plus se passer.

« Mohamed Fofana, ce point pris face au Paris-SG est-il un bon point ?

Vue la physionomie du match, on est quand même frustrés. Paris marque sur sa seule occasion. C'est mitigé. On dira que c'est un bon point car il était difficile d'égaliser. Il faut s'en satisfaire.

Vous marquez cette égalisation, racontez-nous.

Vu le contexte, c'était chaud. On connaissait l'importance du match. Personne n'avait envie d'aller en Ligue 2. Il fallait égaliser. J'ai eu la chance de le faire. C'était un moment magnifique. Sur le centre, Yepes fait une petite main. D'ailleurs, je m'arrête un peu car je crois que l'arbitre va siffler. Je vois que la balle me tombe dans les pieds, et finalement je ne me pose pas de question. On s'est tous jetés à l'abordage. Je n'étais pas censé monter. Douchez m'a engueulé pour que j'y aille. On a pris le risque de ne laisser personne derrière.

Avez-vous vu ce qui s'est passé entre les deux bancs ?

(Sourire) A la fin, oui. Moi, j'étais dans mon monde. Tous ceux qui étaient sur le terrain sont venus vers moi pour me féliciter. C'est anecdotique. Il y avait une tension prévisible. Ça n'a pas débordé, ce n'est pas grave, ce sont des tensions normales. On n'en a même pas parlé dans le vestiaire.

Depuis trois matches, Toulouse joue mieux mais n'a pris qu'un point. Êtes-vous inquiets ? Vous avez été fébriles en début de deuxième période...

On aurait vraiment voulu prendre trois points d'avance, mais on sait que ça va jouer au dernier match. Dans nos têtes, ça ne change rien. Ça nous travaille peut être inconsciemment. Il y a peut-être un petit doute qui s'installe. Mais on est prêts à tout donner, c'est le plus important».

Recueilli par Cédric ROUQUETTE, à Toulouse