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JO - FRA Les cantines médicales ont décollé

ven 04 jui, 17h46


Si les Jeux ne démarrent que dans un peu plus d'un mois, désormais, le staff de la délégation tricolore s'active déjà. À commencer par le staff médical. « Deux tonnes d'équipement, 21 cantines, 14 tables de massage, les appareils d'électrothérapie, de radio et le labo sans oublier les bandages, l'elastoplasme, les gilets de froid sont d'ores et déjà partis vers l'est » explique le docteur Maurice Vrillac.

Ce dernier est le président de la commission médicale du comité national olympique et sportif français. Il pilote cette organisation qui, à quelques semaines de l'ouverture des jeux, prend des allures militaires. Il s'agit de 140 m alloués dans le village olympique pour monter de toute part, « cet hôpital de campagne où tout sera à la disposition des athlètes pour poursuivre les examens et faciliter les soins » explique-t-il. Le docteur Vrillac annonce qu'il emmène pour la première fois deux échographes portatifs et insiste sur l'électrothérapie qui, sur place va « aider la bio dispersion d'un certain nombre de produits comme les anti-inflammatoires effervescents ». « Stéthoscopes, tensiomètres, matériels de petite chirurgie, électrocardiogrammes et un défibrillateur : on emmène tout car en Chine, nous devons être autonomes », précise-t-il en plaisantant à l'idée de se retrouver face à une notice de médicament rédigé en chinois !

Les obstacles de la préparation

Les produits pharmaceutiques pèsent d'ailleurs lourd dans son budget médical qui pour la première fois pourrait dépasser ses prévisions. « Avec 9 000 ? d'achat de médicaments, nous partons avec la trousse à pharmacie la plus complète possible, Tamiflu compris. Neuf cantines d'antalgiques, d'anti-inflammatoires et de produits O.R.L. de 50 kilos chacune, ont donc décollé dans ce premier convoi vers Pékin ». Véronique Perisset, aux côtés du Dr Vrillac, a l'habitude de cette préparation aux jeux, mais s'étonne encore des exigences imposées par les organisateurs chinois. « Cette année, les dossiers ont été particulièrement périlleux à compléter et au-delà de la liste des médicaments emportés, il a fallu donner le prix de chaque boîte et compter le nombre de comprimés, gélules et suppositoires ». Maurice Vrillac se souvient avec agacement des discussions sur les compléments alimentaires et les barres de céréales dont les Chinois refusent encore aujourd'hui l'importation.

Le transport de l'équipe n'est pas non plus une mince affaire et les 60 personnes qui composent ce staff médical ont dû aussi montrer patte blanche. « Pour exercer en pays étranger, il faut produire copie de nos diplômes, mais cette fois-ci, nous rencontrons les pires difficultés pour faire entrer nos médecins à Hong Kong. On nous demande de communiquer des pièces visées par acte notarié et de remplir des formulaires spéciaux pour certifier que notre personnel médical n'a pas été condamné », s'étonne le Dr Vrillac. L'ambassade de France sur place tente encore d'obtenir l'accréditation du Dr Favory qui part avec l'équipe de France d'équitation. Un dernier obstacle, auxquels les médecins des équipes de France ne s'attendaient pas. Laurence MAUDUIT

 

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