Eurosport - sam, 04 juil 10:41:00 2009
Après une saison sur le banc des remplaçants à l'Atletico Madrid, Grégory Coupet est motivé à l'idée de retrouver les terrains avec le PSG. Malgré ses 36 ans, le gardien est prêt à relever le défi même s'il ne demande aucun passe-droit. Et pourquoi pas remporter un titre avec le club parisien...
GREGORY COUPET, que représente pour vous le PSG ?
G.C. : Pour moi, Paris est un grand club, il figure parmi les quatre grands clubs en France avec des infrastructures et un outil exceptionnel que constitue le centre d'entraînement. Le Parc des Princes, c'est toujours magique pour un footballeur français, c'est un stade est chargé d'histoire qui a connu beaucoup de grands gardien. Pour mon cas, c'est quelque chose d'important d'essayer d'être dans cette lignée. Gagner quelque chose au Parc doit être fabuleux. Cela dit, je suis conscient de mon âge et de l'état d'esprit en France par rapport à un joueur âgé de 36 ans. Mais je vais essayer d'amener tout mon enthousiasme. Je sors d'une saison au cours de laquelle je n'ai pas beaucoup joué donc j'ai un manque énorme. J'ai envie que cela se voit sur le terrain.
Qu'est-ce qui vous attiré à Paris ?
G.C. : Ce qui m'a attiré, c'est l'envie de vivre un projet, une aventure. J'ai dit "oui" tout de suite. A 36 ans, quand on vous propose Paris, le train ne passe pas deux fois. Donc j'ai sauté dans le wagon. Je connais beaucoup de mes coéquipiers, l'entraîneur m'a beaucoup motivé aussi... Donc, de mon côté, l'envie de travailler et de prouver, ce ne serait-ce que pour moi et ma famille, est réelle. Si ensuite on pouvait aussi créer quelque chose collectivement, gagner quelque chose serait fabuleux.
Le fait que le club ne dispute pas de Coupe d'Europe ne vous a pas dérangé ?
G.C. : Non parce qu'on est peut-être au départ d'une grande aventure. Avec ce groupe, je me dis qu'il y a vraiment quelque chose à faire. Ne pas joueur de Coupe d'Europe, ça peut-être un mal pour un bien. On n'aura que le championnat et les Coupes nationales en tête. Ça peut alléger notre calendrier et nous permettre d'être compétitifs. Et qui sait ? Peut-être qu'on étonnera du monde. De toute façon, j'ai toujours joué pour un titre. Je ne connais pas un joueur qui rentre sur le terrain pour limiter la casse ou faire match nul. Paris, c'est le club qui me convient parfaitement parce qu'il ne peut pas se permettre de finir à une 10e place.
Ne craignez-vous pas la pression qui existe à Paris ?
G.C. : Il faut être conscient et sûr de sa détermination. Mais je me dis que c'est peut-être un avantage de venir à un âge avancé avec beaucoup d'expérience pour éviter de subir tout cela. Mais qui nous dit que l'on ne fera pas une grande année et que tout sera rose ? En plus, tout me paraît plus facile ici. On a une pression bien moins inférieure que lorsque l'on s'expatrie à l'étranger.
Avez-vous demandé des conseils à Joël Bats, entraîneur des gardiens à Lyon et ancien joueur du PSG ?
G.C. : Bien sûr ! J'ai des relations très spéciales avec lui. On a passé tellement de temps ensemble. C'était mon idole et ça l'est toujours. J'avoue qu'on a eu beaucoup de contacts, on a notamment parlé de ce qui était aussi sa maison ici. Il m'a orienté, m'a donné quelques conseils. Je vais essayer de les suivre à la lettre.
Après votre saison difficile en Espagne, suivrez-vous un programme de remise en forme particulier ?
G.C. : Non, parce que j'ai pu travailler normalement à l'Atletico. Je ne sors pas d'une blessure. J'étais aux entraînements, j'ai donné... j'ai même donné plus par rapport à l'ambition d'aller sur autre chose. Je n'ai jamais lâché. Concernant la compétition, je pense qu'il y aura assez de matches amicaux pour se préparer. Il n'y a pas de souci. Je ne vais pas me prendre la tête tout de suite. Je n'ai qu'une envie, c'est découvrir très vite les installations, mes partenaires, l'organigramme du club et travailler.
Considérez-vous votre expérience à l'Atletico Madrid comme un échec ?
G.C. : Complètement ! Ma sortie a été ratée sportivement. Mais pas humainement. Sur ce plan, j'ai eu vraiment ce que je cherchais. J'avais besoin de prendre une bouffée d'oxygène, de voir autre chose. La Ligue 1, on peut dire que j'en avais fait un peu le tour. Je voulais découvrir autre chose, une autre mentalité. Par rapport à cela, l'Atletico m'a vraiment donné tout ce que j'espérais. Mis à part du temps du jeu... Mais c'est vrai que je n'avais pas prévu de revenir en France en quittant Lyon. Mais, au départ, je voulais partir en Angleterre, je voulais que mes enfants parlent anglais... maintenant, ils parlent espagnol. Donc dans le football, tout est possible.
Avez-vous retrouvé la faim de jouer en Ligue 1 ?
G.C. : Je ne sais pas. Très sincèrement, je ne sais pas. Quand je suis pari de Lyon, ou même lorsque j'avais prolongé avec Lyon, je pensais que c'était mes derniers contrats. Mais, comme on dit, on a l'âge de ses artères. Pour le moment, tout va bien.
A 36 ans, les critiques ne manqueront pas concernant votre âge. Même si Van der Saar brille encore à 38 ans avec Manchester United...
G.C. : Oui, Toldo (37 ans) vient aussi de prolonger. Je pense que, pour un gardien, l'âge peut être bénéfique. Cela dit, quoi qu'il arrive, vieillir n'est pas ce qu'il y a de mieux. A moi de m'adapter, de montrer toute l'énergie que j'ai encore. En tout cas, j'y crois. Par rapport aux gardiens qui sont en place, il faut une émulation. Je n'ai pas signé de contrat particulier avec une place de titulaire garantie. Je n'ai pas demandé quoi que ce soit. Je suis là avant tout pour donner. Si ça marche, c'est bien. Si ça ne marche pas, j'irai sur le banc.
En venant à Paris, quel est votre objectif personnel ?
G.C. : Moi, mon objectif c'est d'être le meilleur possible. Tout simplement. Travailler et être aussi un exemple pour les deux autres gardiens du club. Il faut créer une bonne ambiance au sein du clan des gardiens de but mais aussi au sein des joueurs car, dans un club aussi médiatisé, je pense qu'il est encore plus important d'avoir un groupe solidaire.
En venant à Paris, est-ce aussi une occasion de se rapprocher de Raymond Domenech et de l'équipe de France ?
G.C. : Très sincèrement, je n'y pense pas du tout. Aujourd'hui, l'équipe de France est dotée de trois sélectionnés qui sont très performants (Mandanda, Lloris et Carrasso, ndlr). Après, le coach qui est en place fait ses décisions. Il y a un sélectionneur, il est là pour ça.
Un mot sur le départ au Real Madrid de Karim Benzema, votre ancien coéquipier à Lyon...
G.C. : Je suis ravi pour Karim. Je pense qu'il sera juste monstrueux là-bas. Durant l'année, je lui avais conseillé d'aller en Espagne. Il va se régaler car les défenses sont beaucoup plus larges qu'en France. En plus, il sera bien entouré. (Rires) Il a bien fait de choisir le Real. Avec les qualités qu'il possède, il va marquer beaucoup de buts. Je ne pense pas que ce soit trop tôt. Ce qui m'impressionne chez ses jeunes, c'est cette capacité à être professionnels dès le plus jeune âge. Karim est solide. Il est déterminé, il est bien entouré. Il est déjà bien parti pour faire une belle saison.
Commentaires 1 - 6 de 26
Il a pris du Sergio Ramos non depuis son voyage linguistique en Espagne Greg.
avantqu'ilnesoit trop tard, t'es un bouffon...
oh la blonde tes enfants vont parler le Parigot alors, zyva enculé zarma encore un an et tu repars au Puy en Velay tes gones parlerons le patois quels clowns ces fouteux ils te parlenr de projet sportifs ils font les grands intellos avec le QI d'une poule
Coupet ne vaut plus rien, on va le savoir rapidement... Un an sur un banc d'un club de fachos, c'est une jolie tombe qu'il s'est creusé tout seul...
le mental n'a pas d'âge. Je crois que c'est une très bonne recrue pour le PSG.
allez greg, un dernier beau challenge pour une carrière admirable
tu étais le meilleur gardien en 2006 et tu aurais arrêté un péno italien, toi ...
un grand bonhomme, même si Lloris n'a pas tardé à le remplacer dans les buts de l'OL
personne n'est irremplaçable ...
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