PARIS (AP) - Le septuple vainqueur du Tour de France Lance Armstrong a répété samedi qu'il n'avait jamais été reconnu coupable de dopage en réponse aux déclarations du nouveau président de la société organisatrice de la Grande Boucle.
A propos du retour à la compétition d'Armstrong, Jean-Etienne Amaury a affirmé dans le journal L'Equipe qu'on ne pouvait "pas dire qu'il n'embarrasse pas le Tour de France puisqu'il a avec lui une histoire assez compliquée". Mais il a précisé que l'Américain pourrait participer à la course s'il remplit les conditions nécessaires fixées par l'UCI.
"Je n'ai jamais été reconnu coupable de dopage en dépit de 7 années de surveillance intense", a déclaré Armstrong dans un email adressé à l'Associated Press. "Et au cours de ces sept années mon équipe de 25 coureurs n'a jamais été positive. Nous avons gagné de proprement et honnêtement."
Armstrong a été soupçonné d'avoir utilisé de l'EPO lors de sa première victoire sur le Tour en 1999 à la suite d'une enquête de "L'Equipe" publiée un mois après sa septième et dernière victoire dans la Grande Boucle en 2005.
Le Texan survivant du cancer a toujours nié s'être dopé. Il avait déclaré être victime d'une "chasse aux sorcières" à la parution de l'enquête.
Un expert néerlandais désigné par l'Union cycliste internationale (UCI) a blanchi Armstrong après les accusations du quotidien sportif français. Mais Dick Pound, qui présidait à l'époque l'agence mondiale antidopage (AMA), a estimé que ses conclusions étaient lacunaires.
"En outre, j'ai clairement indiqué que mon objectif principal en 2009 était de provoquer une prise de conscience globale sur une maladie qui tue huit millions de personnes chaque année dans le monde", a ajouté Armstrong. "Personne n'a jamais dit que j'avais besoin du Tour de France pour essayer de réussir ça. (...) Je ne peux pas accepter ce genre de tribune qui détourne du message Livestrong dont on a besoin de façon urgente (...)."
Agé de 32 ans, Amaury a remplacé Patrice Clerc, un partisan d'une ligne dure dans le conflit avec l'Union cycliste internationale (UCI) et dans le combat contre les tricheurs.
Dans un l'entretien accordé à L'Equipe, le nouveau PDG a déclaré que la situation du cyclisme était "compliquée du fait des affaires de dopage" et que le remplacement de Clerc n'était pas synonyme de changement de stratégie.
"La position du Tour a toujours été très stricte et cela ne changera pas dans les années à venir", a-t-il dit. "Cette position demeurera. Tout simplement parce que les valeurs qui président aux décisions stratégiques du groupe Amaury et d'ASO restent les mêmes, et depuis de longues années maintenant."
Revenant sur les accords trouvés avec l'UCI la semaine dernière en marge des championnats du monde sur route, Amaury a expliqué que les deux adversaires étaient passés "d'une période de guerre exacerbée à une paix armée".
"Très clairement, il n'y a eu aucune concession à l'éthique", a-t-il dit. "En substance, nous avons reconnu l'égide de la fédération internationale pour nos épreuves. En retour, l'UCI a reconnu les droits historiques des organisateurs et leurs droits d'exploitation."
Amaury a ajouté que le Tour avait toujours la "capacité de refuser un coureur ou une équipe qui atteindrait à l'image du Tour". Cette année, l'équipe Astana, qu'Armstrong a rejoint pour son retour à la compétition, n'a pas été invitée à participer à la course à cause de son dossier en matière de dopage. AP
petr/



Commentaires 1 - 2 de 2
Et sur les 25 coureurs de ton équipe, combien ont été convaincu de dopage par la suite ( Landis, Heras, Hamilton, Beltran, Boonen....) ? Et j'en oublie surement.
vendu amaury en plus il nous prend pour des @#$% il on viré le clerc pour re salir pour le fric le cyclisme voir la tournure que ca prend c est a degouté d etre honnete les ceux qui ce dope pas quel cynisme les amaury
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