Si, en France, la crise financière mondiale n'a pas vraiment affecté les clubs de Ligue 1, elle a, en revanche, plongé les clubs de Valence et de Bilbao dans la tourmente. Pour éviter la faillite, ils n'ont plus trop le choix.
Ce soir, à Mestalla, l'équipe de Valence reçoit Bruges en Coupe UEFA. En cas de victoire, ou même de match nul, les hommes du nouvel entraîneur Unai Emery seront qualifiés pour les 16es de finale de la compétition programmés en février 2009. Mais, le troisième de la Liga a d'autres préoccupations en ce moment. Touché de plein fouet par la crise financière, le club est de plus en plus endetté (à hauteur de 440 millions d'euros). À tel point que la banque Bancaja, qui leur accorde le crédit, a déclaré "avoir atteint le niveau maximal de risque permis pour un seul client."
Bien avant les dysfonctionnements des places financières, les dirigeants de Valence se sont lancés dans la construction d'un nouveau stade qui coûte la bagatelle de 240 millions d'euros. La vente échelonnée des terrains de l'actuel stade de Mestalla devait apporter des liquidités mais Bancaja n'a jamais reçu les garanties. Résultat: Valence, qui ne peut augmenter son crédit, doit régler la somme de 50 millions d'euros aux constructeurs des travaux du stade avant le 31 décembre 2008. L'urgence est de mise. Soit le président du club, Vicente Soriano, arrive à vendre rapidement les terrains de sa cité sportive, Paterna, ou ceux de sa future Ciudad Deportiva (Porximos), soit il se résoud à vendre des joueurs les plus cotés.
Évidemment, les deux joueurs les plus "bankable" ont pour nom David Villa et David Silva. Le Real Madrid, intéressé par la paire, seraient prêts à mettre 70 millions d'euros sur la table dès l'été prochain. Mais, il semble probable que l'un des deux quittent le club pour la capitale espagnole dès cet hiver. Autant dire que les socios du club s'inquiètent, malgré les résultats probants de leur équipe fétiche.
À Bilbao, la situation n'est pas plus sereine. Engagés, également, dans la construction d'un nouveau stade (budgété à 220M€), les dirigeants basques doivent éponger la dette estimée à 35M€. Une première mesure a été prise, au plus grand désespoir des fidèles de San Mamés: le nom d'un sponsor va apparaître sur le maillot du club pour la première fois de son histoire. L'autre stratagème trouvé pour obtenir les crédits nécéssaires à la construction du stade paraît plus incertain. L'Atletic est persuadé d'obtenir 10 000 socios de plus dans les prochaines années, ce qui, virtuellement, assure de récupérer près de 50 millions d'euros. Problème: si le club a le malheur d'être relégué d'ici l'inauguration du nouveau stade, il n'aurait aucune chance de gagner des supporteurs... Mais, dans ce contexte économique plus qu'incertain, la prise de risque est obligatoire.
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Commentaires 1 - 2 de 2
Seulement quelques mots pour dire que le stade en construction à 500m de chez moi (nouveau mestalla) ne coûte pas 240, mais 450 millions d euros, révisez vos sources.La situation financière de valence est critique, mais je tiens les paris avec quiconque que du moins cet hiver, ni villa, ni silva, ni mata ne seront vendus (à moins que les propriétaires cinglés de manchester city ne donnent 80 millions pour villa).Valence vient d ailleurs de recruter un brésilien de 19 ans pour 600000 euros...pas cher mais bizarre pour une équipe en faillite...
le malheur des uns font le bonheur des autres ... mais du cote de madrid on sait que c est pas evident d enroller Silva ... et pas a ce prix . sa sera un reve vu qu on a urgement besoin d aillier pour founir les ballons a nos avant centres ... et il ya du jus devant avec l arrive de Huntelaar ...
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