PARIS (AFP) - La France, logiquement battue 3 à 2 en Slovaquie au premier tour du groupe mondial II de la Fed Cup dimanche, devra rebondir en avril pour ne pas tomber encore plus bas, en troisième division.
Après avoir quitté l'élite pour la première fois de leur histoire en 2011, les filles de Nicolas Escudé devront attendre au moins un an de plus pour remonter dans le groupe mondial.
En attendant, elles vont déjà essayer de ne pas s'effrondrer un peu plus lors d'un match de barrage de toutes les peurs les 21 et 22 avril prochains. La France connaîtra son adversaire le 14 février à l'issue d'un tirage au sort comprenant la Grande-Bretagne, la Suède, l'Argentine et la Chine ainsi que les trois autres équipes battues comme la France au premier tour du groupe II.
Une nouvelle défaite et la France plongerait en troisième division dans un des groupes Europe/Afrique où ça peut devenir franchement exotique. L'hypothèse n'a malheureusement rien de farfelu, vu la qualité de l'opposition et l'état de délabrement du tennis français féminin actuellement.
En dehors de Marion Bartoli, N.7 mondiale mais qui ne veut toujours pas jouer en Fed Cup sans son père à ses côtés, la France ne compte aucun élément dans les soixante joueuses les mieux classées au classement WTA.
Un handicap rédhibitoire face à une équipe comme la Slovaquie qui, en plus de jouer à domicile, a pu compter ce week-end sur deux joueuses du Top 20 mondial avec Dominika Cibulkova et Daniela Hantuchova.
Déjà inférieure sur le papier, la France a en plus dû composer avec l'affaire Aravane Rezaï qui a semé la pagaille après sa non-sélection. Rentrée en France samedi après vingt-quatre heures de valse-hésitation, la Stéphanoise n'a pas aidé ses coéquipières à évoluer dans un contexte serein.
A Bratislava, les Françaises se sont pourtant bien défendues à l'image de Pauline Parmentier, 62e mondiale, qui ne s'est inclinée que 9-7 au troisième set samedi face à Hantuchova, ou de Virginie Razzano, 99e, qui a battu Cibulkova.
Dimanche encore, Alizé Cornet, préférée par "choix tactique" à Razzano, s'est bagarrée, avec brio parfois, face à Hantuchova. Mais elle a une nouvelle fois perdu (6-3, 6-4), pour la huitième fois en neuf simples de Fed Cup.
"C'est vraiment rageant, il y avait de quoi faire aujourd'hui. Encore une fois, je me sens coupable", a commenté Cornet.
Au final, la logique a tout simplement prévalu et c'est peut-être le plus inquiétant à deux mois et demi d'un barrage où il faudra sauver sa peau.
AFP/Samuel Kubaniagrandir la photo
Commentaires 1 - 5 de 5
grand temps de changer de coach et de prendre une nana experimentee a la place, ce qui serait logique au vu des resultats ! Mr Escude ne convient pas, il a pris assez d'argent pour des resultats nuls cela suffit !
Il vaut mieux mettre une femme à la tête de cette équipe. Que dirait-on si Mauresmo ou Mary Pierce dirigeait les garçons ?
Même s'il a dû composer avec des joueuses qui, soit se prennent pour les reines de l'ATP (Bartoli)et ne veulent pas venir si telle ou telle condition n'est pas acceptée, soit font ce qu'elles peuvent mais n'ont pas un niveau très élevé, Escudé fait des choix tactiques complètement incompréhensibles... Pourquoi n'a-t-il pas fait jouer Razzano qui paraissait très en forme???
le scud a virer d urgence...!
MAURESMO a exprimé son désir de mener l'Equipe féminine, elle paraît mieux armée pour ménager les susceptibilités des unes et des autres... A la FEDE de prendre ses responsabilités!
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