Eurosport - jeu, 05 mars 11:52:00 2009
Marc Coma (KTM) a mené le Dakar 2009 de bout en bout mais rien ne fut facile car e terrain s'est révélé un redoutable adversaire. Il nous en a parlé au Red Bull dakar Day.
Est-ce que ce Dakar n'a pas été un peu étrange ? Vous vous êtes rapidement retrouvé sans challenger...
Marc Coma : Non, vraiment. Bon, j'admets qu'on peut voir les choses comme ça en regardant le classement général. Après trois jours, j'avais une heure et demie d'avance sur Cyril. Mais j'avais beaucoup d'autres rivaux. Et puis, nous avons rencontrés des problèmes pendant cette course, traversé des spéciales vraiment éprouvantes.
Ça a semblé facile pour vous
M.C. : Non. Le Dakar est une épreuve de longue haleine, et après deux ou trois jours vous sentez que votre corps fatigue et vous ne pouvez plus dormir à l'heure que vous voulez. Vous ne pouvez pas non plus manger comme il le faudrait. Vos forces diminuent. En fait, c'est après cinq jours que la vraie course commence et l'important est d'arriver à cette échéance en bonne condition physique, avec un bon mental.
A quels moments avez-vous justement du donner le meilleur de vous-même ?
M.C. : La première partie de la Pampa, soit trois-quatre jours, a été un gros stress. J'avais fait trois fois le Rallye Por las Pampa (Coupe du monde de Rallye-raid), mais c'était à chaque fois différent. Et puis là, au Dakar, il y avait 200 motos soit bien plus qu'au Por las Pampa.
Avez-vous senti à un moment que vous pouviez tout perdre ?
M.C. : Bien sûr, puisque j'avais perdu la course en 2007, à deux jours de l'arrivée. J'y ai pensé chaque jour jusqu'à l'arrivée cette année. La plus grosse alerte a été le jour où je me suis retrouvé sans huile, lors de l'étape 3. Par chance, se trouvait là un jeune garçon avec un litre d'huile pour mon moteur. En Afrique, ça ne se serait arrivé et ça aurait été terminé pour moi.
En quoi l'Amérique du Sud a-t-elle été différente de l'Afrique ?
M.C. : C'était un nouveau jeu, sur un nouveau territoire, avec d'autres problématiques liées au terrain. Complètement différent ! Le team KTM connaît l'Afrique depuis vingt ans. Nous savons que le Maroc est fait de pistes caillouteuses, la Mauritanie de sable et l'Afrique noire de latérite. En Amérique du Sud, nous avons trouvé des spéciales qui mêlaient sable, boue En fait, l'éventail de terrains que l'on peut rencontrer est bien plus varié qu'en Afrique. Tout ça favorise les pilotes complets.
Le Dakar retournera en AmSud en 2010
M.C. : Oui, et je m'en réjouis. Tous les ingrédients dont le Dakar a besoin sont réunis en Argentine et au Chili.
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