C'est par la voix de sa secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme, Rama Yade, que la France a précisé sa position quant à sa présence à la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Pékin, en août prochain. La jeune femme a indiqué dans un entretien au quotidien Le Monde à paraître samedi que «trois conditions sont indispensables» pour le président Nicolas Sarkozy «s'y rende» : «la fin des violences contre la population et la libération des prisonniers politiques, la lumière sur les évènements tibétains et l'ouverture du dialogue avec le dalaï lama». Elle a précisé par ailleurs que le président «prendra sa décision au regard de l'évolution des évènements actuels» et «s'exprimera après avoir consulté nos partenaires européens, car il parlera alors en tant que président en exercice de l'Union européenne».
Autant qu'avec cette annonce, la France a clairement pris le décision de mettre la pression sur les dirigeants chinois même si dans le même temps, elle lui demande d'entreprendre «un dialogue réellement constructif avec le dalaï lama». «Ces discussions doivent porter sur la reconnaissance de l'autonomie tibétaine et de l'identité spirituelle, religieuse et culturelle des Tibétains », a-t-elle conclu. (Avec AFP)

