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Le CSKA Moscou remporte sa sixième Euroligue de basket

lun 05 mai, 08h44


MADRID (AFP) - Le CSKA Moscou a remporté sa sixième Euroligue de basket, la deuxième en trois ans, en battant le Maccabi Tel-Aviv (91-77) en finale dimanche à Madrid.

Ah Madrid! Au train où vont les choses, le basket russe va finir par en faire son lieu de pèlerinage. Car ces derniers temps, à chaque fois qu'il se rend dans la capitale espagnole, il en repart avec la victoire.

En septembre dernier, il y a soufflé le Championnat d'Europe des nations au nez et à la barge de l'Espagne, ultra favorite. Dimanche, toujours dans le Palacio de Deportes de la Communidad, il a doublé la mise avec le succès beaucoup plus attendu du CSKA.

Avec ce sixième sacre, Moscou devient la deuxième équipe la plus titrée de l'histoire, derrière le Real Madrid (8), l'année des ses 85 ans et du cinquantenaire de la compétition. Et fonde au passage une nouvelle dynastie à l'occasion de son sixième Final Four de suite, un record.

Le CSKA avait déjà battu le Maccabi en finale il y a deux ans, empêchant alors le club israélien de réaliser le triplé et de remporter ce qui aurait été, là aussi, un sixième titre. En 2007, l'ex-club de l'Armée rouge s'est encore hissé jusqu'en finale, où il fut battu de deux points par le Panathinaïkos, surpris cette année par Belgrade en quarts de finale.

A Madrid, le CSKA a logiquement repris la main face au champion d'Israël dont la présence en finale constituait déjà une surprise. La multinationale russe était en revanche attendue à ce niveau.

Entraînée par l'Italien Ettore Messina, qui a prolongé son contrat dimanche malgré les rumeurs l'envoyant à Barcelone, elle n'a pas d'équivalent en termes d'effectif avec des joueurs comme Siskauskas, Papaloukas, Smodis, le naturalisé américain JR Holden et des extra-communautaires très solides.

Cet ensemble luxueux n'a été retouché qu'à doses homéopathiques ces dernières saisons. "Or, les clubs qui réussissent, dit Messina, sont ceux qui gardent leurs entraîneurs et leurs structures sur plusieurs années".

Le CSKA a réussi une saison très homogène, encaissant seulement cinq défaites en vingt-cinq rencontres. Le seul moment où il a vraiment eu peur est lorsqu'il a perdu le quart de finale aller sur son terrain face à Olympiakos.

L'année du Maccabi a été beaucoup plus laborieuse. Chahuté jusque dans son propre championnat -une révolution- le "club nation" a même changé d'entraîneur en janvier en rappelant l'expérimenté Zvi Sherf.

Pour arriver jusqu'en finale, le Maccabi a compensé ses lacunes dans le jeu par un formidable mental, comme il l'a encore montré vendredi en demi-finale face à Sienne où il a remonté un déficit de dix-huit points.

"Si ça nous arrive en finale, on n'aura aucune chance, avait averti alors le pivot croate Nikola Vujcic. On ne peut pas se permettre d'être mené de plus de dix points face à une équipe comme le CSKA."

C'est ce qui s'est vérifié dimanche puisque dès que Moscou, au sortir d'une première mi-temps équilibrée, a atteint ce palier, à la 33e minute (68-57), la finale a définitivement basculé en sa faveur.

Jusque-là, le CSKA avait déjà manqué à plusieurs reprises l'occasion de s'échapper derrière une belle réussite à trois points. Mais sa maladresse de près l'en empêchait, stabilisant l'écart autour des neuf points d'avance.

C'était déjà beaucoup trop pour le Maccabi, jamais en mesure de s'approcher vraiment, malgré les difficultés rencontrées par Siskauskas, très en dedans par rapport son nouveau statut de MVP de la saison.

Mais le CSKA avait en réserve largement de quoi compenser et ce sont Langdon (19 pts), Holden (14), Andersen (13), Smodis (13) et, évidemment, Papaloukas (12) qui se sont chargés de terminer le travail.