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Basket: la France abandonnée par ses joueurs NBA?

lun 05 mai, 12h00


PARIS (AP) - L'équipe de France masculine de basket est dans l'ornière. La génération dorée des Parker and co brillera par son absence lors des Jeux olympiques de Pékin.

Même pas qualifiée d'office pour le prochain Euro, elle devra en passer par une laborieuse campagne de qualification à la rentrée. Avec impérativement une qualification à décrocher sous peine de disparaître de la scène internationale quasiment jusqu'aux JO de Londres en 2012.

La patrie est donc en danger! Bien sûr, Michel Gomez, le nouveau sélectionneur national installé à la place de Claude Bergeaud après le décevant Euro espagnol, ne l'ignore pas. Il commence d'ailleurs à se faire un sang d'encre en constatant que, l'un après l'autre, la plupart des joueurs français opérant en NBA, c'est-à-dire les cadres de la sélection, prennent (momentanément?) leurs distances vis-à-vis de la maison France.

Il est vrai que ces jeunes gens, largement sollicités et si bien payés outre-Atlantique, n'ont -médiatiquement en tout cas- pas grand chose à gagner en allant batailler sur quelques planchers obscurs du Vieux Continent (Belgique, Ukraine...). Gomez vient donc de faire part de ses préoccupations au retour d'une tournée américaine: "Entre sa volonté de se reposer un peu cet été et le fait que, d'année en année, ses employeurs le libèrent de plus en plus difficilement, Boris Diaw par exemple m'a avoué qu'il ne savait plus trop quoi penser."

A l'absence du capitaine s'ajouteront celles, acquises, de Tony Parker, Mickaël Pietrus (Golden State), Mickaël Gelabale (Seattle, blessé pour plusieurs mois), voire Ronny Turiaf (Lakers) et Yakhouba Diawara (Denver), tous deux en renégociation de contrat. Cela fait beaucoup.

Seul rayon de soleil dans cette morosité ambiante: un certain Joakim Noah a semble-t-il décidé, enfin, d'accélérer les démarches pour l'obtention de sa nationalité française. Né à New York d'une mère suédoise, il n'a jamais fait valoir son ascendance française jusqu'à sa majorité. A ce jour, le fil de Yannick Noah n'est donc pas français.

Déjà en vacances puisque Chicago n'a pas gagné le droit d'aller en play-off NBA, le rookie rencontre ces jours-ci les membres du staff tricolore. Si Gomez, placé face à une situation de pénurie, décide de faire appel à lui en septembre, Noah, sur la base de ses dernières semaines avec les Bulls, ferait un international tout à fait présentable. Au même titre que les deux autres jeunes pivots que sont Johan Petro (Seattle) et Ian Mahinmi (Austin). AP

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