Ligue 1 - Strasbourg a compris

Eurosport - lun, 05 mai 20:21:00 2008

Battu samedi à Nancy (3-0) lors de la 36e journée, le Racing Club de Strasbourg a concédé sa neuvième défaite de suite. Dix-neuvième à quatre points du premier non-relégable, le club alsacien file tout droit vers la Ligue 2. L'heure est déjà aux regrets et au bilan.

FOOTBALL Ligue 1 2007/2008 Strasbourg Furlan - 0

Présentée comme "la dernière chance" par Jean-Marc Furlan, la rencontre Nancy-Strasbourg s'est terminée comme les huit précédentes pour le Racing. Par une défaite. Concédée logiquement sur l'imprenable pelouse de Marcel-Picot (3-0), celle-ci enterre un peu plus des Alsaciens qui, de toute manière, se sont déjà fait une raison. Incapable de grossir leur capital points depuis la 27e journée, le Racing Club de Strasbourg évoluera en Ligue 2 la saison prochaine. Si ce n'est pas encore une certitude mathématique puisque le RCS (19e) ne compte que quatre points de retard sur la triplette Toulouse-Lens-PSG, l'affaire semble entendue. Et personne ne le contestera dans les rangs du promu.

Samedi soir après la neuvième défaite de suite des Alsaciens, les visages n'étaient pas déformés par la douleur ou la tristesse. De Philippe Ginestet aux joueurs, en passant par les intendants, tout le monde a compris qu'il faudra repartir en Ligue 2 en 2008/2009. A l'image de ce qu'il s'est passé en Lorraine, les Strasbourgeois affichent trop de lacunes pour poursuivre l'aventure parmi l'élite. "Nous avons manqué d'impact mais je pense surtout que certains joueurs ont montré leurs limites, accuse le président du club. J'ai le sentiment également que quelques-uns ont plus pensé à leur avenir personnel qu'à celui de l'équipe. Ils n'ont pas tout donné. Il est relativement inadmissible de s'effondrer comme cela. Le déficit principal de cette équipe, c'est un manque de mental."

Furlan va bisser

Jean-Marc Furlan, qui va sans doute bisser et vivre sa deuxième relégation de suite après Troyes en 2006/2007, n'y va pas aussi fort. Mais l'analyse n'est pas tellement éloignée de celle de son patron : "Sur les trois derniers mois, nous ne méritons pas la Ligue 1. Nous manquons d'impact physique, d'efficacité offensive. Samedi, alors que c'était une de nos dernières chances, nous offrons deux des trois buts à notre adversaire sur des erreurs individuelles et nous loupons encore trop d'occasions."

Les supporters pourront tout de même regretter que Furlan n'ait pas mis un grand coup de pied dans la fourmilière quand les événements ont commencé à tourner au vinaigre. Un peu comme à Troyes la saison dernière, Jean-Marc Furlan et son équipe ont coulé en silence. Mais y avait-il une autre solution ? "En interne, je le dis depuis le début de saison. Nous n'avons pas la densité nécessaire pour durer dans un marathon aussi long", explique le technicien qui, comme Jean-Pierre Papin lors du précédent exercice, voit sa fin de saison gâchée par des dissensions internes. Celles-ci pourraient également lui coûter sa place. Mais on n'en est pas encore là. Il y a une saison à finir.

A défaut d'aller chercher le maintien, les Strasbourgeois vont tenter de relever la tête samedi prochain face à Caen. Et tenter de stopper une série noire qui les rapproche du CA Paris, battu douze fois de suite en 1933/1934. "Il reste six points à prendre. Tant qu'il y aura la moindre chance, nous n'avons pas le droit de ne pas la jouer à fond", rappelle Philippe Ginestet. Mais y croit-il lui-même ? Difficile d'en être convaincu.

Maxime DUPUIS / Eurosport