Philippe Gilbert (BEL/Française des jeux), 2e de l'étape : «J'ai attaqué la bosse après le pont en 40e position à peu près mais je n'ai pas paniqué, j'ai pris le temps de me replacer et je suis monté dans les dix premiers. Après, j'ai essayé de sortir, j'avais vu que Valverde était bien. Je suis content car c'est le jour de mon anniversaire, ce n'est pas passé loin. Et deuxième derrière Valverde sur cette étape très dure, c'est quand même pas mal. Valverde voulait sûrement le Maillot Jaune car il ne l'avait jamais porté.»
Jérôme Pineau (FRA/Bouygues Telecom), 3e de l'étape : «C'est une belle place. Les deux premières étapes avec des arrivées en bosse me sont favorables. C'est encourageant pour la suite. Ce qui m'a manqué, c'est de la force. Quand Valverde a démarré, j'étais dans sa roue. Je fais partie des meilleurs coureurs mais je ne suis pas le meilleur. C'est une opportunité énorme qu'il n'y ait pas de prologue. Je suis troisième au classement général. S'il y avait un prologue, je ne pourrais pas espérer être en jaune demain (dimanche).»
Riccardo Ricco (ITA/Saunier Duval), 5e de l'étape : «J'attends les montagnes. Je suis content de ma condition physique. Dans le sprint, j'ai été un peu enfermé, mais c'est bon. J'attends la sixième place (Super-Besse). Cette année, je veux gagner une étape.»
Herman Frison (directeur sportif de Silence, formation de Cadel Evans) : «Valverde a bien gagné mais cela ne nous pose pas de problèmes qu'il prenne le Maillot Jaune parce qu'on savait avant même le début de cette étape qu'il était le favori pour la gagner. Il reste trois semaines jusqu'à Paris et dans quelques jours (mardi), il y a le contre-la-montre de Cholet. Le plus important, c'est d'avoir le maillot à Paris. Cadel était bien aujourd'hui, il était fort et dans les derniers kilomètres, on lui a dit de rester devant et même de tenter sa chance.»
Thomas Voeckler (FRA/Bouygues Telecom), meilleur grimpeur : «Je me suis rabattu sur ce qui était possible quand j'ai vu que l'échappée était vouée à l'échec. Aujourd'hui, tout le monde avait envie d'être devant. Dès la première attaque, un groupe s'est formé, j'ai été le dernier à rentrer mais j'ai vu tout de suite qu'il n'y avait aucune équipe de sprinteur représentée. Je connaissais assez bien tous les coureurs de l'échappée, beaucoup avaient une bonne pointe de vitesse, il fallait la jouer fine et profiter des abris. Dans le final, il y a eu une cassure mais celui qui était à égalité de points était dans le même groupe que moi. Les copains de Bouygues m'ont aidé. Je recommencerai en espérant avoir de la réussite pour gagner une étape.»
Lilian Jégou (FRA/Française des Jeux), le plus combatif du jour : «On est parti d'entrée de jeu. Marc (Madiot, son directeur sportif) nous avait demandé d'essayer de nous retrouver à l'avant. Pour espérer aller jusqu'à l'arrivée, il fallait avoir 10-15 minutes. On ne nous a laissé que 6-7 minutes. Dans le final, à deux (avec de la Fuente), c'était dur. La machine (peloton) s'était mise en route. Ce n'était pas facile, ça monte et ça descend tout le temps en Bretagne. Il y avait beaucoup de vent. Il valait mieux être devant que derrière, à cause des chutes. Demain, je pense que ce sera le même genre d'étape.»
Romain Feillu (FRA/Agritubel) : «Je n'avais pas prémédité d'attaquer mais j'ai senti le coup quand ça a commencé à monter. Si personne n'avait roulé derrière, ça aurait pu marcher. Mais c'est revenu et ensuite j'ai accroché la roue d'un autre coureur. Dans l'ensemble, je ne me sens pas trop mal.»
Nicolas Vogondy (FRA/Agritubel) : «Cela m'a donné des frissons de sentir tous les gens m'encourager. Le maillot bleu-blanc-rouge, c'est quelque chose ! Je l'avais déjà eu en 2002 mais les gens me connaissaient moins. Cela va être trois semaines de folie. Aujourd'hui, ce n'était pas facile avec le vent de côté. Je vais attaquer sur ce Tour, je ne sais pas quand mais je vais attaquer.» (AFP)



Commentaires 1 - 3 de 3
Qu'est ce qu'il a eu le Moreau pour abandonner??????????????????
les freres madiot ne sont plus ce qu'ils étaient
les resultats ne sont pas probants
pour une fois je suis d'accord Moreau pourquoi les coureurs de la Française des Jeux ont-ils embrayés si vite.Il fallait faire comme les Créédits Agricole:Attendre.L'équipe de KIRCHEN elle aussi était concernée par le maillot vert
et pourtant elle n'a pas mis de coureurs devant.Résultat,perte du maillot vert et pas de victoire d'étape.Je ne dis pas cela parce qu'il y avait 4 français devant mais j'ai franchement trouvé bizarre la façon de faire de Marc MADIOT.
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