Euro 2007 - Parker: "Un match référence"

Eurosport - mer, 05 sept 12:13:00 2007

Content de sa performance contre l'Italie (36 pts), Tony Parker veut surtout retenir la victoire de son équipe (69-62). Le meneur des Spurs, qui souligne que l'équipe de France ne tourne pas qu'autour de lui, espère que les Tricolores vont pouvoir progresser collectivement pour aller loin.

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TONY PARKER, vous sortez un gros match contre l'Italie alors que vous annonciez avant le début de l'Euro que vous vouliez marquer dans les 15 points. Vous avez pris le match à cotre compte. C'était un souhait de votre part ?

T.P.: Je n'étais pas content de ma performance d'hier (ndrl : contre la Pologne). On en a beaucoup parlé avec le coach de notre prestation offensive contre la Pologne qui était vraiment mauvaise. On voulait s'améliorer. Mais voilà, l'Italie a réalisé un très bon départ (7-0). Ils ont mis leurs premiers shoots. Contrairement à nous. Conclusion au bout de cinq minutes, je me suis dit que je devais être plus agressif. Après c'est le basket. J'étais en confiance et j'ai commencé à rentrer mes tirs. L'équipe a joué pour moi, c'est rentré. Tant mieux. Mais je ne m'attendais pas à terminer avec autant de points. C'est comme cela. Attention toutefois, on ne fera la différence par la suite que collectivement. Demain sera différent. Ce soir, j'ai mis des points mais demain ce sera peut-être un Boris (Diaw), un Joseph (Gomis) ou un Flo (Pietrus). L'équipe de France, ce n'est pas seulement Tony Parker.

En deuxième période, le jeu de l'équipe de France a essentiellement tourné autour de un contre un. L'attaque française tarde à prendre forme. Pour la suite de la compétition, ce n'est pas particulièrement rassurant ?

T.P. : Nous savons que nous devons progresser collectivement aussi bien en attaque qu'en défense. Nous devons faire un meilleur boulot tous ensemble. Après, ce soir je retiens juste la victoire. C'est le plus important. Et en défense, on a aussi réussi de belles choses en limitant les Italiens, pourtant excellents shooteurs, à 5 sur 15 aux primés. On a su répondre au défi. C'est une bonne chose car si l'attaque n'est pas notre point fort comme toujours depuis trois ans, on sait que l'on peut compter sur notre défense pour nous emmener loin. Nous savons que nous pouvons progresser. C'est ce que l'on veut faire sur les prochains matches.

En fin de rencontre, la France a montré une belle force mentale en ne craquant pas sur les possessions importantes... C'est bon signe ?

T.P. : C'est clair ! Nous venons de remporter deux matches disputés. Vraiment serrés. Pour moi, ça montre une évolution au sein de l'équipe de France : on a appris après ce qui s'est passé en 2005 contre la Grèce. Je pense que nous sommes plus concentrés, mieux en place et en confiance pour mettre les lancers en fin de match. C'est une victoire de référence contre une équipe qui a l'habitude de gagner des médailles, contre des joueurs habitués aux grosses rencontres.

La rencontre contre la Slovénie va finalement être une sorte de mini-finale pour la première place du groupe D. Comment abordez-vous ce match ?

T.P. : La Slovénie est une jeune équipe très talentueuse. Qui joue très bien au basket. Ce sera vraiment un match très dur. C'est pour cela, que l'on ne peut pas être content ce soir. Le Championnat d'Europe est une compétition très longue. L'une des plus longues sur le plan international. Surtout depuis le nouveau format. Donc, il faut réussir à accumuler les victoires pour aborder de la meilleure des manières la suite de la compétition. Et la Slovénie va arriver en pleine confiance après leur match contre l'Italie. On est bien placé pour décrocher la première place à nous de conclure...

De notre envoyé spécial à Alicante, Glenn CEILLIER / Eurospo