Conscient qu'il n'apporte pas toujours ce qu'on attend de lui, Hatem Ben Arfa a expliqué qu'il n'était pas « un extra-terrestre capable de dribbler tout le temps ». Il pense cependant que les choses vont s’améliorer au fil des matchs.
Hatem Ben Arfa, comment analysez-vous votre prestation contre Caen ?
J’ai joué par intermittence et par à-coups. Mais j’ai réussi à marquer ce but et j’ai fait de bonnes actions. J’ai aussi bien défendu. Mais je n’ai pas eu assez de mouvement. J’ai retrouvé un peu mes jambes par rapport au début de saison mais quand on revient de blessure, il faut du temps. Petit à petit, je retrouve mon niveau. Après les matchs, j’ai souvent eu mal aux adducteurs. Mais samedi soir, je n’ai rien ressenti. C’est bien pour le moral. Je me dis que je peux encore plus pousser et je suis vraiment très content. Mais il faut rester prudent, vigilant et bien récupérer pour rester performant tout le temps.
Vous avez semblé mieux en deuxième période…
C’est logique… Quand il y a un partout, on veut gagner alors on se réveille tous. Moi le premier…
On vous reproche parfois de trop garder le ballon…
Quand je garde le ballon, ce n’est pas pour moi mais pour l’équipe. Je joue toujours dans un esprit collectif pour créer quelque chose. Parfois, ça peut paraître individualiste. Mais ce n’est pas du tout ça.
« Tout ne doit pas reposer sur moi »
Le coach semble attendre mieux de vous…
Mais moi aussi j’attends mieux. Je sais que je peux faire mieux mais c’est tout un contexte. Il faut surtout que je sois plus constant. Je peux faire un bon match et après, je suis moins bon lors du suivant. Tout ça, c’est dans la tête. Parfois, je suis ailleurs ou je réfléchis trop. Mais je suis comme ça. Ça va venir au cours de cette saison : je suis sûr et certain.
Ressentez-vous une grande attente compte tenu de votre pouvoir de percussion ?
Samedi, j’ai marqué après un raid mais je ne suis pas là pour ne faire que ça. Je dois aussi jouer pour l’équipe. Après, c’est sûr que quand je peux faire des raids, c’est bien. Mais ce n’est pas toujours évident. Les Caennais étaient mille en défense. Comment faire ? Quand j’ai le ballon, je veux attaquer et percuter. Mais souvent, c’est impossible. Je ne peux pas prendre le ballon et dribbler tout le temps. Je ne suis pas un extra-terrestre. A un moment donné, je suis obligé de faire des décalages et de jouer en une-deux. Il faut tenir compte du jeu mis en place par les adversaires et au Vélodrome, ils sont compacts.
Eric Gerets veut que vous soyez un leader. En avez-vous l’âme ?
On doit tous se sentir des leaders. Quand on est numéro dix, il faut être un moteur. Mais je ne suis pas seul. Offensivement, on est quatre joueurs dans l’équipe mais c’est vrai que je dois me donner à fond. Tout ne doit pas reposer sur moi et il faut vraiment faire un travail collectif.
« Parler des automatismes, c’est bidon… »
Mais les automatismes tardent à venir…
Les automatismes, ça ne veut rien dire. Si on est bien sur le terrain, il n’y a pas besoin d’avoir joué dix ans ensemble pour se trouver. Souvent, ça dépend du match et de l’adversaire. Parler des automatismes, c’est bidon…
Quel a été votre meilleur match depuis le début de la saison ?
C’était au Mans. C’était mon match le plus complet. J’étais bien en mouvement, bien dans les espaces : mon match le plus accompli.
Comment expliquez-vous le passage à vide de l’OM en septembre ?
On a gagné contre Caen sans bien jouer. Ces derniers temps, on faisait de bons matchs mais on perdait… Toutes les équipes connaissent ça. Nous, on l’a connu au mois de septembre mais j’espère qu’on ne vivra plus ça pendant la saison.
De notre correspondant à Marseille, Christian RODAT
Christian RODAT

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Commentaires 1 - 1 de 1
y sont ou les invincibles lyonnais?bravo PAGIS;un marseillais.
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