CAN 2008 - Le Ghana sans Mensah

Eurosport - mer, 06 févr 16:39:00 2008

FOOTBALL - CAN 2008 - MENSAH - 0

Le Ghana n'est plus très loin. A 90 ou 120 minutes de SA finale. Celle que tout un pays attend, celle que tout un peuple espère. Pourtant depuis le début de la CAN, le Ghana n'a pas survolé les débats. Son parcours fut plutôt chaotique. Mise à part une prestation sans fausse note face au Maroc (2-0), le Ghana n'a pas encore convaincu. Les Black Stars ne tiennent pas la comparaison avec la Côte d'Ivoire, trop dépendants encore du rendement de leur doublette magique Essien-Muntari. Les deux milieux défensifs modernes, c'est-à-dire récupérateurs et meneurs de jeu à la fois, sont les deux joyaux du Ghana. Pour le reste...

La pression est énorme autour des Black Stars. Alors que les deux dernières CAN se sont conclues par la victoire du pays organisateur (Tunisie en 2004 et Egypte en 2006), aucun Ghanéen n'ose imaginer une autre issue que la victoire finale. Après le Nigéria, les Ghanéens vont devoir se confronter à un autre géant du continent : le Cameroun. Coup dur pour les hommes de Claude Leroy, ils devront se passer de leur homme fort en défense centrale : le Rennais John Mensah. "Je considère John comme l'un des cinq meilleurs défenseurs du monde et perdre un joueur de cette qualité est une énorme perte", estime Claude Leroy.

La défense décimée, le Ghana ne pourra se reposer sur son attaque, le secteur défaillant des coéquipiers de Michael Essien. L'attaquant Junior Agogo a crevé l'écran grâce à sa puissance physique, mais il manque cruellement d'adresse devant le but tandis qu'Asamoah Gyan n'a marqué que sur penalty et traîne toujours son mal-être, lassé des critiques qui l'ont égratiné. Reste un atout inestimable : le soutien populaire qui frise la dévotion. "Les fans nous donnent un avantage certain et avec leur soutien, nous sommes très difficiles à battre à Accra", reconnaît Le Roy. Avant d'ajouter : "Notre boulot est de rendre les fans heureux et on ne peut le faire qu'en gagnant. Tous les messages que nous recevons nous répètent: Nous sommes fiers de vous. On veut que cela continue."

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