GP de Grande Bretagne - Barrichello : "J'ai toujours la flamme"

Eurosport - dim, 06 juil 21:41:00 2008

Trois ans après, Rubens Barrichello (Honda) a retrouvé le podium, à Silverstone. Avec un bonheur intact. "J'aime ce sport, j'adore la vitesse, je ne peux vivre sans ça", a dit le vétéran de 36 ans, 259 courses au compteur.

2008 British GP BMW Heidfeld Honda Barrichello - 0

C'est votre premier podium pour Honda, votre premier aussi depuis 2005 (alors pour Ferrari)...

Rubens Barrichello : C'est fantastique. Je n'ai jamais perdu foi en moi, en ma vitesse et en tout le reste. Evidemment, c'est un jour de chance, dûe à la météo. Ça me tombe apparemment toujours dessus, car j'adore conduire sur le mouillé. Mais ce fût une course parfaite. Nous avons eu un petit problème au pit stop, je suis resté en place - je pense que j'avais déjà l'essence- et l'équipe ne m'a tout simplement pas laissé repartir (tout de suite). Je pense que c'était la très bonne décision de prendre les 'maxi pluie' car j'ai pu dépasser à l'intérieur ou à l'extérieur, et c'était magique. C'était la bonne décision car je suis sorti à Club et j'ai presque fini dans le mur. "Club" et "Abbey" étaient les virages les plus difficiles. J'ai dit aux gars : je prends les 'maxi pluie'.

Qu'est-ce que représente ce podium pour vous, comparé à là où vous étiez il y a dix-huit mois ?

R.B. : Le team sait que - et peut-être que d'autres ne le savent pas à l'extérieur - que j'ai toujours la flamme. Je me sens jeune, si souris face aux problèmes, je travaille plus. Je ressens ça. J'aime ce sport, j'adore la vitesse, je ne peux vivre sans ça. C'est pas que je veuille montrer ça à Ross [Brawn, directeur technique] mais je suis toujours dans le coup physiquement. Je sais que j'ai la vitesse et je veux encore courir. Je veux profiter de cette chance de remercier - dédier en fait - cette course à mon fiston Eduardo, car hier il a vu combien c'était difficile d'être 16e et il a dit "Papa, je vais prier pour qu'il pleuve et que tu arrives sur le podium demain". C'est magique !

Vous et la pluie à Silverstone, ça semble aller ensemble !

R.B. : En 2003, c'était sec mais l'eau et moi ça ne s'explique pas. Pour être honnête, je n'étais pas bon sous la pluie lors de ma première course. Je n'étais pas bon du tout en karting et je me rappelle la suite : il pleuvait à Interlagos et j'ai roulé en slicks pour apprendre la pluie. J'ai fait ça pendant une demi-journée et j'ai remis des "pluie" sur mon kart. J'étais devenu le maître, c'était incroyable !

Lewis Hamilton interrompu l'interview et demande : "C'était en quelle année ?"

R.B. : Oh la la, ne me demande pas ça, tu n'étais pas né ! C'était en 1982 ! Tu vois, je suis toujours jeune. J'adore la pluie et je pense que c'est juste un état d'esprit. Parfois, les gens regardent des situations qu'ils n'aiment pas et jugent que c'est déjà fichu, agissent sous une mauvaise influence. En fait, il faut prendre les choses comme elles viennent. Aujourd'hui, c'était très dur au début en raison de la visibilité, pour revenir de derrière. A un moment, j'ai roulé sur la ligne blanche et je suis parti en tête-à-queue. Mon coéquipier est sorti à Club. Après ça, un petit problème nous a fait perdre plus de 20 secondes au pit. Et ça m'a coûté une marche du podium. C'était mineur mais il faut savoir ce que c'était. Mais la décision de prendre les bons pneus au bon moment a été fantastique. J'avais tout sous contrôle. Une fois, j'ai presque percuté le mur à Club, alors j'ai décidé de chausser des 'maxi pluie'. Les gars m'ont dit que ça ne serait peut-être que pour cinq tours, mais c'était possible de gagner dix secondes par tour, et c'est ce que j'ai fait. J'étais tellement plus rapide que les autres. Je devais juste soigner mes trajectoires a ça a fantastiquement bien marché.

Et la suite ?

R.B. : Ce podium arrive au bon moment. Je n'ai pas l'intention de prendre ma retraite. Je m'arrêterai uniquement si je n'ai pas de proposition. Mais mon intention est de rester chez Honda. Je n'ai pas encore de contrat mais je me sens jeune. J'adore la course, plus que jamais. Le jour où je me sentirai moins rapide que lors de ma première course, à Kyalami (ndlr : Grand Prix d'Afrique du Sud 1993), je m'arrêterai.

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