«Nous avions programmé un match amical pour donner du temps de jeu aux joueurs qui n'en avaient pas eu depuis le début de la saison, ce qui est une chose positive, puisqu'il n'y a que la compétition qui en procure vraiment.» Tel est le bilan dressé par Laurent Blanc à l'issue du match nul concédé par les Girondins de Bordeaux contre Osasuna (1-1), vendredi soir à Capbreton. Une analyse toutefois atténuée par un manque d'efficacité récurrent dont a dernièrement fait preuve son groupe.
«J'aurais aimé qu'on gagne ce match, parce qu'après la déconvenue que nous avons subie à Lille (2-1), pour les garçons, cela aurait été intéressant psychologiquement, confie avec franchise le technicien. Nous en avons eu la possibilité, mais, malheureusement, nous sommes retombés dans un travers, lequel, je l'espère, ne nous caractérisera pas cette saison. Dès que nous marquons un but, nous devenons fébriles car nous avons la peur d'en prendre un. Et c'est exactement ce qu'il s'est passé face à l'Osasuna, puisque nous n'avons pas eu le temps d'apprécier notre avantage (49e), dans la mesure où une minute après (50e), l'adversaire est revenu au score, sur pratiquement sa seule occasion. Ceci est donc à travailler. Il y a eu des choses intéressantes et d'autres, moins. Mais en gros, l'activité physique que nous avons vécue va énormément nous servir.»
«Nous traversons une période difficile»
Comme stigmatisé depuis quelques temps déjà, c'est aussi le manque d'automatismes défensifs qui fragilise le collectif bordelais, toujours en attente d'un match «référence» et supposé «faire mieux». «Placente a besoin de jouer, Jurietti aussi, lequel a besoin de retrouver des automatismes perdus en changeant de zone, précise le Cévenol. Il y a des progrès à faire et il faut être volontaire, motivé, même s'il faut parfois aussi faire des erreurs pour ne plus les commettre après,. Nous ne sommes peut-être pas dans les meilleures conditions psychologiques pour être bons. Et nous traversons une période difficile. Mais avec les échéances qui nous sont proposées (Marseille et Chelsea), nous devrons être au top niveau dans beaucoup de domaines, si nous voulons espérer quoi que ce soit.»
Du côté de Miguel Angel Ziganda, entraîneur du onze basque, c'est un sentiment de satisfaction globale qui prévalait. «Face à un grand rival qui a terminé second du championnat français la saison dernière, et mené par un entraîneur réputé, cette rencontre a constitué une épreuve sérieuse pour mon équipe, indique-t-il. Ce fut un match parfois intense, qui a offert peu d'occasions et qui a provoqué quelques étincelles (4 cartons jaunes distribués contre les Espagnols, NDLR). A certains moments, nous avons connu des baisses de régime avant de nous reprendre quelque peu, et de revenir à un jeu plus ordonné. Bordeaux a opposé un bloc très solide et a fait preuve de bonne mentalité, comme nous. Mais il y a eu quelques heurts, puisque personne n'aime perdre...Bordeaux nous a posé des problèmes, car c'est une formation qui possède beaucoup de qualités, notamment chez ses attaquants. Je suis donc satisfait, d'une manière générale, du niveau individuel des joueurs, lesquels ont tous très bien travaillé.» - Laurent BRUN, à Capbreton.

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