Eurobasket - Plus de temps à perdre

Eurosport - dim, 06 sept 13:34:00 2009

Après une série d'échecs sur la scène continentale, la France espère s'appuyer sur son vécu pour aller le plus loin possible à l'Euro 2009, qui commence lundi en Pologne. Les Bleus sont bien conscients que le temps passe et ne veulent pas laisser encore filer une occasion.

BASKET 2009 France - Tony Parker - 0

La blessure n'est toujours pas cicatrisée. Après avoir terminé à une surprenante cinquième place au Mondial 2006, sans Tony Parker, les Français ont craqué en Espagne. Huitièmes de l'Euro 2007, ils sont tombés de haut. Et aujourd'hui, ils ne rêvent que d'une chose : être à la hauteur de leurs espérances. Car les Bleus possèdent une génération dite dorée. Avec TP comme chef de file, les Tricolores ont les armes pour écrire l'une des plus belles pages de l'histoire du basket tricolore en s'appuyant sur les champions d'Europe juniors 2000 (Parker, Diaw, Turiaf, Mickaël Piétrus...). Mais pour le moment, les résultats ne sont pas au rendez-vous. Et les années passant, il est désormais temps de répondre aux attentes.

Tony Parker répète ainsi à l'envi que sa fenêtre de tir en équipe de France se réduit. Et ce serait un vrai gâchis de voir la France ne pas remplir son palmarès avec le meilleur joueur tricolore de tous les temps dans ses rangs. Depuis son arrivée en bleu, la sélection nationale rêve ainsi de briller sur la scène internationale et continentale. Mais voilà, les désillusions ont souvent été au rendez-vous. A l'Euro 2003, les Bleus ont dû se contenter de la quatrième place après un revers terrible contre l'Italie (69-67). Et, si en 2005, les Français avaient décroché une belle médaille de bronze (une première depuis 1959), la confirmation est attendue depuis.

2003 et 2007 pour référence

Alors, après une période de doute suite à l'échec de 2007, les Français comptent bien profiter de ce vécu pour atteindre leur but. "En 2007, on était resté sur un goût d'inachevé (défaite de quatre points contre la Russie en quarts, ndlr). On a une nouvelle chance de faire quelque chose. J'espère qu'on va la saisir", avance TP. Les "vétérans" veulent tirer les leçons du passé. Alors, l'Euro 2007 est bien sûr sur toutes les lèvres. "Le dernier Euro revient souvent dans les discussions", avoue Nicolas Batum, qui découvre le groupe. "En 2007, il y avait une super ambiance aussi mais on a fini en bas du classement à la 8e place pour avoir laissé échapper un match que l'on maîtrisait à deux minutes de la fin", glisse Parker, qui tente de transmettre son expérience à ses jeunes coéquipiers.

Si l'Euro 2007 est évidemment le plus évoqué, celui de 2003 est toutefois également bien présent dans les esprits. Car l'échec en Suède a laissé des traces. "En 2003, il y avait un grand décalage entre la génération de Cyril Julian, Laurent Foirest ou encore Tariq Abdul-Wahad. Il y avait une différence de culture. Là, la différence d'âge n'est pas aussi grande. On est dans les mêmes délires", explique Turiaf, qui espère que cela portera ses fruits. Assistant de l'équipe de France en 2003, Vincent Collet essaye aussi de profiter de cette expérience pour faire avancer son groupe: "Ce que j'en retiens, c'est que l'enchaînement des matches nous oblige à avoir un effectif assez complet." Et même les jeunes, qui n'ont pas connu ces expériences difficiles, semblent marqués par le passé : "Je ne veux pas faire partie d'une équipe qui connait une nouvelle grosse désillusion", avance Batum. Parker a en tout cas les crocs : "Je n'arrêterai pas tant qu'on ne gagne pas l'or ", souligne-t-il. Les Bleus sont une nouvelle fois au pied de la montagne. Endurcis par le passé.

G.C. avec AP / Eurosport

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