Mickaël Pagis n’est pas un grand bavard. Mais son coup du chapeau réussi face à Lyon dimanche l’a contraint à se présenter devant la presse pour revenir sur cette formidable soirée et la suite de la saison.
Mickaël Pagis, vous ne vous définissiez pas comme un buteur cette semaine. Après votre coup du chapeau face à Lyon, avez-vous changé d’avis ?
Dans une équipe, ce n’est pas ma fonction première. J’aime participer au jeu, faire des passes, aider l’équipe à construire le jeu… Parfois, je me retrouve à la finition et ça m’arrive de marquer des buts. C’est assez rare mais j’essaie de profiter de ces moments.
Etiez-vous revanchard après votre élimination en Coupe d’Europe ?
On avait envie de garder notre invincibilité à domicile en sachant que jeudi, on s’est fait sortir de la Coupe d’Europe alors qu’on avait fait un bon match. Jouer rapidement un match de championnat, qui plus est Lyon, c’était l’occasion aussi de se relancer. C’est ce qu’on a réussi à faire. Sur le match, il n’y a rien à dire. On a été au-dessus de Lyon.
Qu’est ce que cela vous fait d’inscrire trois buts ?
Il ne faut pas en faire tout un plat. On parle plus de moi sur ce match mais pour marquer ces buts, il faut aussi recevoir des ballons dans les bonnes conditions. Il faut savoir faire le bon geste au bon moment. C’est ce que j’ai fait ce soir : j’ai eu de la réussite. Ça permet de faire un bon résultat et de marquer les esprits.
« Je me suis dit que ce serait mon dernier match européen »
Quel but vous a procuré le plus de plaisir face à Lyon ?
Le troisième. Ce qui est un peu étonnant, c’est que j’ai le temps de contrôler et de prendre mon temps. C’est rare à l’approche des dix-huit mètres d’avoir le temps de contrôler et d’ajuster. Il faut profiter de ces moments où on reçoit le ballon et où on peut faire ce qu’on ressent. Ce sont des émotions asses fortes dont on a envie de profiter.
Qu’avez-vous ressenti lors de la standing-ovation ?
C’est appréciable. Un moment agréable à vivre. C’est pour ça aussi qu’on exerce ce sport, pour vivre des moments d’émotion assez forts, même si parfois on vit des périodes plus délicates. J’essaie d’apprécier ces bons moments.
L’élimination en Coupe d’Europe vous a-t-elle affecté à titre personnel ?
Je l’ai vécue différemment des autres matchs de Coupe d’Europe où on a pu être éliminés les années passées. Ça a été ma réflexion au coup de sifflet final. Je me suis dit que ce serait peut être mon dernier match européen. Mais je suis passé à autre chose.
« C’est ça que le public veut voir »
Ce genre de matchs vous donne-t-il envie de prolonger l’aventure une saison de plus ?
On va apprécier cette semaine. Ça fait du bien de vivre des matchs comme ça. Je vis cette saison pleinement. J’apporte ce que je sais faire avec mes qualités et mes défauts. J’essaie d’apporter mon jeu au groupe et il sera temps de faire le point en fin de saison. Je réfléchis.
Est-ce un objectif pour vous d’inscrire des buts si spectaculaire ?
Mon objectif est de mettre des buts, être efficace dans le jeu et saisir les opportunités de marquer. On en loupe mais il faut tenter des choses. On s’adapte à chaque situation. J’ai été bien servi et j’ai fait le geste qu’il fallait au bon moment : ça a fait mouche et ça fait plaisir.
Y a-t-il tout de même une recherche du geste parfait ?
C’est un concours de circonstances. Je ne cherche pas à faire des beaux gestes. Je cherche à faire un geste efficace. Parfois, on me reproche de tenter des choses qui sont un peu difficiles. Des fois ça passe, d’autres pas. Il faut tenter des choses. C’est ça que le public veut voir. Il y a différents types de joueurs. Peut être que je fais partie des joueurs qui font des choses qui sortent un peu de l’ordinaire.
De notre envoyé spécial à Rennes, Nicolas COUET
Nicolas COUET

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