Comme L'Equipe l'annonçait samedi, Alexandre Vinokourov a officialisé sa volonté de retrouver la compétition en 2009 dans un entretien diffusé dimanche par la télévision publique belge Sporza. «J'adore le vélo. Je veux revenir parce que je ne voulais pas terminer de cette manière. Je sens que je peux encore gagner de belles courses», explique le Kazah, contrôlé positif aux transfusions homologues sur le Tour de France 2007.
Alors qu'il avait annoncé sa retraite sportive au moment de l'annonce de sa suspension, l'ancien coureur d'Astana a précisé qu'il voulait courir encore deux ans : «J'ambitionne pourquoi pas de remporter le championnat du monde ou le Tour d'Italie. (...) Je rêvais de remporter un jour le Tour de France. Cela n'a pu se faire. Mais le Giro c'est aussi une belle course».
L'UCI fera appel
Le coureur de 35 ans, vainqueur de la Vuelta (2006), Liège-Bastogne-Liège (2005), l'Amstel Gold Race (2003), Paris-Nice (2002, 2003) et trois étapes dans le Tour de France, s'est montré beaucoup moins bavard sur la question du dopage, sans montrer la moindre trace d'aveu : «Cette histoire (du Tour 2007) était bizarre», a-t-il simplement lâché, regrettant que «l'on se serve de (son) image pour lutter contre le dopage».
Théoriquement, le coureur est libre de courir à nouveau depuis le 24 juillet, qui a marqué la fin de sa suspension d'un an. Mais il se heurtera pourtant à un appel de l'UCI devant le Tribunal arbitral du sport. La Fédération internationale, via Pat McQuaid, a expliqué avoir préservé ses droits d'appel contre la sanction limitée (un an) infligée initialement au coureur. Le dirigeant a insisté sur sa volonté de voir Vinokourov purger une suspension de deux ans, conformément aux règlements internationaux.

Dopage Pas de mea culpa pour «Vino»agrandir la photo

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